Uri Brodsky lors de son arrivée à la Cour d'appel de Varsovie le 5 août dernier./
L'Israélien avait été interpellé le 4 juin à l'aéroport de Varsovie, en vertu d'un mandat d'arrêt européen émis par l'Allemagne. Il est soupçonné de complicité dans l'obtention illégale d'un passeport allemand et d'espionnage.
Son extradition a été décidée le 7 juillet, mais la justice polonaise n'a retenu que l'inculpation de falsification de documents et rejeté celle d'espionnage présentée par la justice allemande.
Il ne peut être poursuivi en Allemagne pour un autre motif que celui pour lequel il est extradé, à savoir la falsification de documents, a indiqué à l'AFP un expert en droit pénal international, Kai Petars.
Ce délit de droit commun est passible d'une peine allant jusqu'à trois ans de prison et au mieux d'une amende, selon la législation allemande.
Un porte-parole du parquet de Cologne (ouest de l'Allemagne), chargé de l'affaire, a confirmé à l'AFP que l'Israélien était attendu ce jeudi en Allemagne et qu'il devait être présenté vendredi à un juge chargé de statuer sur sa détention et de lui signifier les charges retenues contre lui.
C'est à Cologne (ouest de l'Allemagne) que M. Brodsky aurait obtenu illégalement un passeport allemand.
Uri Brodsky est soupçonné d'avoir participé à la mise en place du commando responsable de l'assassinat de Mahmoud al-Mabhouh, un fondateur de la branche armée du mouvement islamiste palestinien Hamas, retrouvé mort le 20 janvier dans un hôtel de Dubaï, selon l'hebdomadaire allemand Der Spiegel.
La police de Dubaï impute à Israël la responsabilité du meurtre. Les médias israéliens soutiennent cette thèse. Pour Israël, rien ne prouve une implication du Mossad.

