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France/discriminations: Paris se défend après les critiques de l'ONU

La France s'attache à "garantir les libertés publiques" et préserver le droit à la sécurité, "premier des droits de l'Homme", a affirmé jeudi le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes, Pierre Lellouche, en réponse aux critiques d'un comité de l'ONU.
"Toutes les politiques actuellement menées" par la France, a-t-il relevé, visent à "l'égalité des droits des femmes, la protection des plus vulnérables contre les trafics d'êtres humains et la préservation du premier des droits de l'homme, qui est le droit à la sécurité", a réagi M. Lellouche dans un communiqué.
La France répondait jeudi aux vives critiques faites la veille à Genève par les experts du Comité pour l'élimination de la discrimination raciale de l'ONU (CERD) qui ont dénoncé "une recrudescence" des actes racistes dans le pays.
"Les polémiques entretenues ici ou là au sujet de décisions prises par le gouvernement français n'ont pas lieu d'être" car "toutes ces politiques actuellement menées par le gouvernement français ne visent précisément qu'à garantir les libertés publiques", a-t-il dit.
"La France est un Etat de droit rigoureusement respectueux des Droits de l'Homme dont elle a été la première inspiratrice depuis deux siècles", a-t-il dit, relevant que le plan national de lutte contre le racisme que le gouvernement a décidé d'engager à la rentrée "a été très positivement accueilli à Genève hier".
Selon le processus de passage en revue des politiques envers les minorités, l'examen de la France a commencé mercredi après-midi et devait se terminer ce jeudi.
Les 18 experts du comité n'ont pas mâché leurs mots pour s'inquiéter du traitement fait aux gens du voyage ainsi qu'aux Roms. Ils ont dénoncé le débat sur l'identité nationale, instauré par le gouvernement, ainsi que la déchéance de la nationalité pour des criminels d'origine étrangère réclamée par le président Nicolas Sarkozy fin juillet.
"La réunion de Genève a permis de réaffirmer le caractère prioritaire pour la France de la lutte contre le racisme et les discriminations et d'annoncer la décision du gouvernement d'engager dès la rentrée l'élaboration d'un Plan National de lutte contre le racisme", a estimé pour sa part le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.
Le ministère a aussi tenu à distinguer la question des Roms, "ressortissants de pays de l'Europe centrale et orientale, pouvant être admis à résider en France dans le respect des dispositions de la loi française et des règles européennes", de celle des gens du voyage "pour 95 % d'entre eux de nationalité française".
"De nombreuses actions ont déjà été entreprises pour améliorer la situation des gens du voyage dans le respect de leurs coutumes et modes de vie", a assuré le ministère.
Concernant les Roms, "la délégation française a réaffirmé que la France ne stigmatisait en aucun cas une communauté mais oeuvrait en faveur de son intégration, en premier lieu dans leur pays d'origine et luttait contre les discriminations qui les frappent".
La délégation française a aussi rappelé que "le droit français prévoit d'ores et déjà un certain nombre de cas de déchéance de la nationalité. Il ne s'agit donc pas d'un élément nouveau".
La France s'attache à "garantir les libertés publiques" et préserver le droit à la sécurité, "premier des droits de l'Homme", a affirmé jeudi le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes, Pierre Lellouche, en réponse aux critiques d'un comité de l'ONU."Toutes les politiques actuellement menées" par la France, a-t-il relevé, visent à "l'égalité des droits des femmes, la protection des plus vulnérables contre les trafics d'êtres humains et la préservation du premier des droits de l'homme, qui est le droit à la sécurité", a réagi M. Lellouche dans un communiqué.La France répondait jeudi aux vives critiques faites la veille à Genève par les...