Le chef de l'État Michel Sleiman s'est rendu samedi matin au village de Adaissé dans le but d'inspecter le site de l'incident. /
Les deux pays, qui ont présenté des versions divergentes de l'incident, se sont depuis efforcés de faire retomber les tensions à la frontière.
"Le gouvernement proposera un plan pour armer l'armée quelle que soit la position de certains pays", a dit Sleiman à l'Agence de presse nationale, sans préciser quand le plan serait approuvé.
Le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, a dit cette semaine dans une interview à Radio Israël avoir fait part à la France et aux États-Unis des inquiétudes de son pays face à une telle perspective.
Il a déclaré que ce serait à son avis "une erreur de doter l'armée libanaise d'armes, de systèmes avancés".
"Nous mettions déjà en garde contre le danger de voir ces choses tomber aux mains du Hezbollah, mais sous nos yeux, quelque chose de plus troublant est en train de se passer, et elles sont utilisées contre nous directement par l'armée libanaise", a dit Barak.
Prié de dire si Paris ou Washington avaient prêté l'oreille aux inquiétudes israéliennes, Barak a répondu: "Pas vraiment, pas vraiment".
Le Hezbollah n'a pas participé directement à l'affrontement, mais son chef, Sayed Hassan Nasrallah, a déclaré que les combattants du groupe interviendraient si Israël attaquait à nouveau l'armée.

