"L'ART souhaite (...) réaffirmer qu'aucune décision pour suspendre des services du BlackBerry n'a été prise jusqu'à présent", précise le texte.
Jeudi, le président par intérim de l'ART, Imad Hoballah, a affirmé à l'AFP qu'une évaluation était en cours sur "des questions de sécurité" concernant le BlackBerry, à la suite de récentes arrestations d'agents présumés d'Israël travaillant dans le secteur des télécoms.
Il a ajouté vouloir passer un accord avec BlackBerry concernant l'accès aux données ou aux serveurs.
Selon le communiqué de vendredi, l'étude porte sur "les aspects techniques, commerciaux et légaux de certains services liés aux données utilisées via les +smartphones+ comme le BlackBerry et autres (...) en vue de garantir la sécurité des informations et des réseaux de télécommunications".
M. Hoballah avait précisé à l'AFP que des discussions allaient être entamées la semaine prochaine avec le fabricant canadien du BlackBerry, Research in Motion (RIM).
Les appareils de RIM présentent un niveau de cryptage des données supérieur à la plupart des "smartphones", rendant très difficile la surveillance de leurs utilisateurs.
L'Arabie saoudite est devenue vendredi le premier pays à imposer des restrictions à l'usage du BlackBerry en suspendant le service messagerie du téléphone, emboîtant le pas aux Emirats arabes unis qui ont annoncé la suspension à partir du 11 octobre des principaux services du téléphone.
Ces pays du Golfe censurent l'accès à internet, notamment aux sites pornographiques ou présentant des images dénudées, ainsi qu'à certains sites politiques.
Au Liban, une centaine de personnes soupçonnées de collaboration avec l'Etat hébreu ont été arrêtées depuis 2009 dans le cadre d'une vaste campagne menée par les services de sécurité. Beaucoup ont été arrêtées grâce à des données de téléphonie mobile.
Le pays compte quelque 60.000 abonnés au BlackBerry, disponible sur le marché local depuis un an et demi.

