Rechercher
Rechercher

Actualités - Télécoms

Le Liban évalue des "questions de sécurité" liées au BlackBerry

Les autorités libanaises mènent une évaluation des "questions de sécurité" liées au téléphone multifonctions BlackBerry après des arrestations d'agents présumés d'Israël dans le secteur des télécoms, a déclaré jeudi un responsable de cet organisme.

Le Liban compte quelque 60 000 abonnés du système de téléphone BalckBerry, disponible sur le marché local depuis un an et demi./

"L'Autorité de régulation des télécoms mène une évaluation portant sur des questions de sécurité concernant BlackBerry", a affirmé Imad Hoballah, PDG par intérim de l'Autorité de régulation des télécoms.
"Ceci est dû à l'augmentation des problèmes de sécurité au sein des réseaux de télécommunications", dans le pays, a-t-il indiqué.
Il faisait référence à l'arrestation au cours des dernières semaines de trois employés travaillant dans le secteur de la téléphonie mobile, soupçonnés de collaboration avec l'État hébreu.
M. Hoballah a précisé que l'Autorité de régulation allait entamer la semaine prochaine des discussions avec le fabricant canadien du BlackBerry, Research in Motion (RIM).
"La question porte sur l'accès des autorités libanaises aux données des communications via Blackberry", a-t-il indiqué.
"Nous avons besoin de passer un accord avec BlackBerry ou du moins de s'entendre avec la compagnie (...) concernant l'accès aux données ou aux serveurs", a poursuivi M. Hoballah.
Les appareils de RIM présentent selon les experts un niveau de cryptage des données supérieur à la plupart des "smartphones", rendant très difficile la surveillance de leurs utilisateurs.
L'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ont décidé récemment de suspendre les services du BlackBerry, exigeant de pouvoir surveiller les téléphones multimédias du fabricant canadien. Ces pays du Golfe censurent l'accès à Internet, notamment aux sites pornographiques ou présentant des images dénudées, ainsi qu'à certains sites politiques.
En Inde, le gouvernement avait évoqué des questions de sécurité nationale et la difficulté d'un "monitoring du BlackBerry". La secrétaire d'État Hillary Clinton a dit jeudi que des experts américains et émiratis s'entretiendraient des services du BlackBerry pour tenter de résoudre un conflit sur la sécurité du téléphone.
Une centaine de personnes soupçonnées de collaboration avec l'État hébreu ont été arrêtées depuis 2009 dans le cadre d'une vaste campagne menée par les services de sécurité. Beaucoup ont été arrêtées grâce aux données de téléphonie mobile.
Dans une déclaration, l'agent du BlackBerry au Liban, Moustapha al-Chab, s'est dit confiant que la compagnie et les autorités parviendront à une entente. "Si le Liban suspend lui aussi les services du BlackBerry, la compagnie sera affectée et je doute qu'elle veuille perdre cette part du marché au Moyen-Orient après l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis", a-t-dit.
Le Liban compte quelque 60 000 abonnés du système de téléphone BalckBerry, disponible sur le marché local depuis un an et demi, selon M. Chab.
Le BlackBerry serait utilisé par environ 500 000 personnes aux Émirats et 700 000 en Arabie saoudite, les deux pays représentant globalement environ 2,6% des utilisateurs du téléphone dans le monde.
"L'Autorité de régulation des télécoms mène une évaluation portant sur des questions de sécurité concernant BlackBerry", a affirmé Imad Hoballah, PDG par intérim de l'Autorité de régulation des télécoms."Ceci est dû à l'augmentation des problèmes de sécurité au sein des réseaux de télécommunications", dans le pays, a-t-il indiqué.Il faisait référence à l'arrestation au cours des dernières semaines de trois employés travaillant dans le secteur de la téléphonie mobile, soupçonnés de collaboration avec l'État hébreu.M. Hoballah a précisé que l'Autorité de régulation allait entamer...