"J'invite les parties au sens des responsabilités et au plein respect de la ligne bleue, conformément à la résolution 1701 du Conseil de sécurité", a dit M. Kouchner dans un communiqué. La France, a-t-il ajouté, "attend que la lumière soit faite sur cet incident par la FINUL (Force des Nations unies au Liban, ndlr), afin que les responsabilités puissent être déterminées et les mesures adéquates prises".
"Je déplore vivement les graves incidents" le long de la ligne bleue entre Israël et le Liban, "au cours desquels un militaire israélien, ainsi que trois militaires et un journaliste libanais, ont été tués", a ajouté M. Kouchner, faisant état d'un bilan de cinq morts, un Israélien et quatre Libanais.
"Comme nous l'avons souligné aujourd'hui auprès des autorités libanaises et israéliennes, tout doit être fait pour éviter la répétition de tels incidents à l'avenir ainsi que toute escalade de la violence pouvant menacer la stabilité de la région, à laquelle la France est particulièrement attachée", a ajouté le ministre français.
Les affrontements, qui se sont traduits par des échanges de tirs mardi de part et d'autre de la frontière israélo-libanaise, sont les incidents les plus sanglants à la frontière entre les deux pays, encore techniquement en guerre, depuis le conflit destructeur de 2006 entre l'Etat hébreu et le Hezbollah chiite.
Le Hezbollah n'est pas impliqué dans les affrontements de mardi.
Le Premier ministre libanais Saad Hariri a demandé l'aide du chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy pour mettre fin aux "pratiques israéliennes agressives" après ces affrontements.

