L'Iran, a expliqué M. Barak à la chaîne américaine MSNBC, "est déterminé à se procurer des armes nucléaires. C'est évident", a-t-il dit. "Je ne pense pas que les sanctions vont fonctionner".
Et, si les sanctions ne fonctionnent pas, "nous conseillons à nos amis de n'écarter aucune option. C'est ainsi que nous-mêmes raisonnons", a assuré le ministre.
Mais, a-t-il toutefois noté, malgré son scepticisme, Israël est prêt à laisser un peu de temps pour voir si la nouvelle batterie de sanctions de l'ONU contre Téhéran a un quelconque effet.
"Nous pensons que l'heure est toujours aux sanctions", a ajouté Ehud Barak. Il est toujours temps "de voir si elles fonctionnent. Mais, nous devons être conscients que nous ne pouvons fermer les yeux face à des réalités très dures", a-t-il observé.
Le 9 juin, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté un quatrième train de sanctions contre la République islamique, condamnant sa politique nucléaire. La communauté internationale soupçonne Téhéran, en dépit de ses démentis répétés, de chercher à se doter de l'arme atomique sous couvert d'un programme nucléaire civil.
Ehud Barak a dit se réjouir que des sanctions aient été adoptées à l'ONU, mais il a dit regretter que le texte ait été "édulcoré afin d'obtenir un large soutien".
Un peu plus tôt vendredi, l'Iran avait déclaré être prêt à entamer immédiatement des négociations avec les Etats-Unis, la France et la Russie sur l'échange de combustible nucléaire, affirmant par la même occasion qu'il ne cherchait pas à constituer un stock d'uranium enrichi à 20%.
Mais Ehud Barak a averti que l'Iran avait déjà tenté par le passé de gagner du temps.
Les Iraniens "avancent. Ils s'arrêtent. Ils ouvrent. Ils ferment. Ils font deux pas à droite, puis vont en avant, en arrière. Ils sont déterminés à obtenir des armes nucléaires", a asséné M. Barak.


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