"Nous allons pleinement appliquer les résolutions de l'ONU mais en ce qui concerne les demandes de sanctions additionnelles émanant de pays en particulier, nous n'avons pas à le faire", a déclaré M. Simsek.
"La facilitation du commerce qui n'a pas été interdit par la résolution de l'ONU devrait et va continuer", a-t-il souligné, faisant référence au vote le 9 juin par le Conseil de sécurité de l'ONU d'un quatrième train de sanctions contre l'Iran pour son refus de suspendre ses activités nucléaires sensibles.
Les déclarations de M. Simsek interviennent alors que l'Union européenne vient de suivre les Etats-Unis en adoptant lundi des sanctions renforcées contre l'Iran, visant notamment son secteur énergétique.
La Turquie, qui a entamé en 2005 des négociations d'adhésion à l'UE, entretient de bons rapports avec son voisin iranien, dont elle importe d'importantes quantités de gaz --entre 15 et 18 millions de m3 par jour via un gazoduc reliant Tabriz (nord-ouest iranien) à Ankara.
Membre temporaire du Conseil de sécurité de l'ONU, elle a voté en juin contre les sanctions, affirmant privilégier la voie diplomatique.
Le mois précédent, elle avait présenté avec le Brésil et l'Iran une proposition d'accord sur un échange de combustible nucléaire en territoire turc. Cette initiative a été ignorée par les grandes puissances.
Les échanges entre la Turquie et l'Iran se sont élevés en 2009 à 5,4 milliards de dollars (environ 4,2 milliards d'euros), selon les statistiques officielles turques.
La presse iranienne a annoncé samedi la signature par l'Iran d'un contrat d'un milliard d'euros (1,3 milliard de dollars) avec une compagnie turque pour la construction d'un nouveau gazoduc devant exporter quotidiennement 60 millions de m3 de gaz d'ici trois ans en direction de l'Europe.


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