Dans le village de Panmunjom, Mme Clinton et M. Gates ont pénétré dans une salle de réunion traversée par la ligne de démarcation intercoréenne. Les deux responsables ont brièvement posé le pied du côté nord-coréen de la pièce, sous le regard curieux d'un soldat du Nord de faction derrière la vitre.
Panmunjom est situé à une cinquantaine de kilomètres au nord de Séoul dans une bande démilitarisée de 4 kilomètres de large, de part et d'autre de la ligne de démarcation intercoréenne.
Depuis la guerre de Corée (1950-53), les deux pays, qui n'ont conclu qu'un armistice et sont toujours théoriquement en guerre, sont séparés par cette zone frontalière extrêmement surveillée longue de quelque 240 km.
"Après l'attaque contre le Cheonan, je pense qu'il est particulièrement opportun d'afficher notre fort soutien à la Corée du Sud, un allié loyal, et d'adresser un message très clair à la Corée du Nord", avait déclaré mardi Mme Clinton à des journalistes peu avant de quitter l'Afghanistan.
Elle a qualifié sa visite en Corée du Sud de "véritable témoignage de solidarité".
Séoul et Washington accusent la Corée du Nord - qui dément fermement - d'avoir torpillé le 26 mars la corvette sud-coréenne Cheonan près de la ligne de démarcation maritime intercoréenne, provoquant la mort de 46 marins sud-coréens.
Des exercices militaires navals conjoints à grand échelle entre la Corée du Sud et les Etats-Unis débuteront dimanche en mer du Japon, ont annoncé mardi les deux pays alliés.
Quelque 28.000 soldats américains sont stationnés en Corée du Sud pour soutenir les 670.000 soldats sud-coréens qui font face à 1,2 million de militaires nord-coréens.


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