"Nous prévoyons au mois de septembre, après le mois du Ramadan", a déclaré M. Mottaki, interrogé lors d'une conférence de presse sur le calendrier d'une reprise des négociations entre l'Iran et les six grandes puissances impliquées dans le dossier nucléaire iranien (le groupe des 5+1: Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne).
En leur nom, la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a jugé que les conditions étaient à présent réunies pour une reprise du dialogue qu'elle escompte cet automne, dans une lettre rendue publique mercredi.
Dans cette missive adressée au négociateur iranien sur ces questions, Saïd Jalili, la Britannique se dit "satisfaite" de la volonté exprimée le 6 juillet par ce dernier de renouer le dialogue.
"Nous avons toujours accueilli et soutenu les négociations, mais nous ne voulons pas le dialogue juste pour négocier. Nous voulons passer à la pratique", a réagi M. Mottaki, dont les propos étaient traduits en portugais par une interprète officielle iranienne.
"Il doit y avoir des changements dans la structure du groupe 5+1, a-t-il ajouté, de nouveaux pays doivent rejoindre ce groupe."
Avant de quitter le Portugal mercredi soir, M. Mottaki pourrait encore rencontrer son homologue turc Ahmet Davutoglu, également en visite à Lisbonne, "pour parler de l'accord tripartite", a-t-il par ailleurs indiqué.
Cet accord conclu entre l'Iran, la Turquie et le Brésil, porte sur la remise par Téhéran d'uranium faiblement enrichi contre du combustible plus enrichi pour faire fonctionner un réacteur de recherche médicale.
Mais les Etats-Unis, la Russie et la France n'ont pas formellement accepté la participation du Brésil et de la Turquie aux négociations sur un échange d'uranium avec l'Iran, avaient indiqué des diplomates lundi, sans exclure catégoriquement une telle éventualité.
Si la reprise du dialogue entre l'Iran et les grandes puissances se confirme, il s'agira du premier face-à-face entre le représentant des six grandes puissances et les autorités iraniennes depuis une rencontre organisée le 1er octobre 2009 à Genève.
L'Iran est soupçonné de chercher à se doter de la bombe atomique sous couvert d'un programme nucléaire civil, ce que Téhéran nie.


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