"Nous espérons former le gouvernement en août. Les négociations entre les groupes politiques sont entrées dans leur dernière phase et nous souhaitons boucler ce dossier le plus tôt possible", a dit M. Allawi à des journalistes à l'issue d'un entretien avec le Premier ministre libanais Saad Hariri.
L'Irak est sans gouvernement depuis les législatives du 7 mars qui n'ont donné à aucun parti la capacité de former seul le cabinet. D'où les tractations en cours pour forger une coalition de gouvernement.
Le Bloc irakien du laïc Iyad Allawi, soutenu par les sunnites, était sorti en tête du scrutin avec 91 sièges sur 325, devant l'Alliance de l'Etat de droit du Premier ministre sortant Nouri al-Maliki (89). Une coalition de partis religieux chiites, l'Alliance nationale irakienne (ANI), était arrivée en troisième position avec 70 sièges.
Fort du succès du Bloc irakien, M. Allawi revendique son droit de former un gouvernement. Mais M. Maliki a formé une coalition avec l'ANI qui peut être majoritaire au Parlement avec le soutien des Kurdes.
Les Etats-Unis, qui s'apprêtent à retirer l'ensemble de leurs troupes de combat, ont multiplié les initiatives diplomatiques pour pousser les dirigeants irakiens à former au plus vite un gouvernement où toutes les communautés seraient représentées.
Le nouveau Parlement s'est réuni le 14 juin lors d'une séance inaugurale qui s'est limitée à des questions protocolaires. La Constitution prévoit qu'il se réunisse à nouveau dans un délai d'un mois.
Le chef de la diplomatie irakienne, Hoshyar Zebari, avait affirmé jeudi que les députés -chargés de désigner le Premier ministre et les présidents de la République et du Parlement- se réuniraient à nouveau le 13 juillet.
Mais en l'absence d'accord entre les partis politiques, les élus ne seront sans doute pas en mesure de donner au pays ses nouveaux dirigeants.

