"Nous souhaitons qu'une nouvelle rencontre de la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton et des directeurs politiques du groupe des Six avec les partenaires iraniens ait lieu le plus vite possible", a déclaré Sergueï Riabkov cité par l'agence Interfax.
"Nous avons entendu que les délais posés par les Iraniens c'est la deuxième moitié d'août", et de la part des Six (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne) "il ne doit pas y avoir d'objections pour organiser rapidement une rencontre", a-t-il poursuivi.
L'Iran a annoncé le 28 juin le gel pour deux mois des discussions avec les grandes puissances sur son programme nucléaire controversé et a posé plusieurs conditions pour leur reprise, en réponse aux nouvelles sanctions adoptées par l'ONU.
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a également réclamé que les discussions soient élargies à la Turquie et au Brésil cosignataires d'une offre faite par Téhéran en mai.
Téhéran a proposé le 17 mai aux grandes puissances, dans le cadre d'un accord avec le Brésil et la Turquie, d'échanger en territoire turc 1.200 kg de son uranium faiblement enrichi (3,5%) contre 120 kg de combustible enrichi à 20% destiné au réacteur de recherche médicale de Téhéran.
Bien que proche d'une offre des grandes puissances rejetée en octobre par l'Iran, cette offre a été froidement accueillie par le "groupe de Vienne" (Etats-Unis, Russie, France plus l'AIEA) qui y a vu une manoeuvre de diversion de l'Iran pour échapper aux nouvelles sanctions adoptées en juin par le Conseil de sécurité de l'ONU.

