"Il y a eu des reactions qui parfois ont été violentes (...) Ce sont des incidents qui pour nous suscitent incompréhension et préoccupation", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valero, tout en précisant qu'ils "n'affectent naturellement pas l'engagement de la France dans la Finul".
Mardi, des habitants de villages du sud Liban ont protesté dans la rue contre un exercice ordinaire de la Finul. Des pierres ont notamment été jetées dans les environs de la localité de Khirbit Silim contre un véhicule militaire, blessant légèrement un Casque bleu, avait indiqué l'ONU sur place.
"Notre incompréhension était d'autant plus manifeste que, je le rappelle, les militaires français accomplissent des missions complémentaires au profit des populations civiles", a encore dit le porte-parole du Quai d'Orsay, citant notamment "la destruction de mines", "l'aide médicale gratuite" ou encore "l'assistance à l'agriculture locale".
Au Liban, Naïm Kassem, numéro deux du Hezbollah a affirmé dans une interview publiée vendredi que la Finul devrait "faire attention". Elle "doit toujours s'acquitter de son rôle (...) de manière à ce qu'elle ne suscite pas la méfiance et l'inquiétude des citoyens comme ce fut le cas lors du dernier exercice", a-t-il dit.
Le Hezbollah, qu'une guerre destructrice a opposé à Israël à l'été 2006, est le parti politique le plus influent dans le sud du Liban.
La Finul a été formée en 1978 pour surveiller la frontière avec Israël, et contrôler le retrait de l'armée israélienne qui a occupé une partie du sud du Liban en 1978, puis en 1982. L'état hébreu s'est retiré en 2000, mais la Finul a été maintenue. Elle a été renforcée après la guerre de 2006 et compte quelque 13.000 militaires de plusieurs nationalités.

