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Russie/Bélarus : détente dans le conflit gazier

Le conflit gazier entre la Russie et le Bélarus donnait jeudi des signes d'apaisement bien que certains points litigieux comme la question du coût du transit demeurent non résolus, laissant planer la menace d'une interruption du transit de gaz russe vers l'Europe.

Le géant gazier Gazprom a accepté de rouvrir pleinement les vannes vers le Bélarus, a indiqué son patron Alexeï Miller.

"Aujourd'hui, le Bélarus a payé sa dette pour les livraisons de gaz russe accumulée depuis le début 2010. J'en ai informé le président Dmitri Medvedev. A 10H00 (06H00 GMT) Gazprom a repris à plein régime les livraisons de gaz vers le Bélarus", a-t-il déclaré, selon la télévision russe.

Minsk a versé 187 millions de dollars à Gazprom pour le gaz, ont indiqué les deux parties. Le Kremlin avait été le premier dans la matinée à annoncer la réouverture complète des vannes, alors que le président Dmitri Medvedev se trouve actuellement en visite à Washington, où il doit rencontrer son homologue américain Barack Obama.

La Russie avait progressivement réduit ses livraisons de gaz au Bélarus depuis lundi en raison du non paiement de cette dette. Mercredi, il avait indiqué avoir baissé ses envois de 60%.

Malgré cette avancée notable, toutes les difficultés ne semblent pas encore aplanies. Des frictions persistent en particulier sur la question des frais de transit que doit honorer la Russie pour le passage de son gaz sur le territoire bélarusse.

Le Bélarus avait lancé mercredi soir un ultimatum à Moscou, menaçant d'interrompre le transit si Moscou ne lui versait pas d'ici à jeudi 07H00 GMT les 260 millions de dollars qu'il lui réclame.

Gazprom a indiqué jeudi qu'il avait réglé 228 millions de dollars, soit le prix prévu par son contrat. Une information confirmée par la compagnie énergétique Beltransgaz en charge du transit vers l'Europe mais pas par le gouvernement bélarusse.

Minsk va attendre jusqu'à 10H00 GMT jeudi la confirmation du paiement, a déclaré le premier vice-Premier ministre Vladimir Semachko, selon la télévision bélarusse: "Après nous introduirons une limitation du transit de gaz proportionnellement aux impayés", a-t-il dit.

L'Europe, qui reçoit un cinquième du gaz russe qu'elle consomme via les gazoducs situés en territoire bélarusse, avait sensiblement haussé le ton mercredi soir à l'adresse des deux capitales.

La Commission européenne a fait mercredi état d'une chute d'"environ 50%" des livraisons de gaz russe en Lituanie, et s'est dite "très préoccupée" par cette information. Il s'agit d'une "attaque" contre toute l'UE, s'est indigné le commissaire européen à l'Energie, l'Allemand Günter Oettinger.

Il a exhorté le Bélarus et la Russie à régler "dans les prochains jours" leur différend.

En visite à Novokouznetsk (Sibérie occidentale) avec le patron de Gazprom, le Premier ministre Vladimir Poutine a déclaré jeudi "regretter que l'affaire soit allée jusqu'à ce conflit, et nous espérons que cela ne se répètera pas à l'avenir", selon des images de la télévision russe.

Les disputes gazières entre la Russie et ses voisins se sont multipliées ces dernières années, et nombre d'analystes estiment que Moscou se sert de l'arme gazière pour imposer ses vues en matière de diplomatie.

Les Européens avaient subi en janvier 2009 une interruption de deux semaines des livraisons russes, à la suite d'un conflit entre la Russie et l'Ukraine.

Le conflit gazier entre la Russie et le Bélarus donnait jeudi des signes d'apaisement bien que certains points litigieux comme la question du coût du transit demeurent non résolus, laissant planer la menace d'une interruption du transit de gaz russe vers l'Europe.
Le géant gazier Gazprom a accepté de rouvrir pleinement les vannes vers le Bélarus, a indiqué son patron Alexeï Miller.
"Aujourd'hui, le Bélarus a payé sa dette pour les livraisons de gaz russe accumulée depuis le début 2010. J'en ai informé le président Dmitri Medvedev. A 10H00 (06H00 GMT) Gazprom a repris à plein régime les livraisons de gaz vers le Bélarus", a-t-il déclaré, selon la télévision russe.
Minsk a versé ...