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Culture

Le dernier concert de musique de chambre avant les festivals

Le dernier concert de musique de chambre de la saison à l'amphithéâtre Aboukhater (USJ) est présenté par le Conservatoire national supérieur de musique qui a servi les mélomanes tous les mardis soir, avec une régularité de métronome. Avant que ne sonne l'heure des festivals aux quatre points cardinaux du pays.

Du Mozart et du Brahms, deux œuvres qui ont fait vibrer le public. (Marwan Assaf)

Pour l'occasion, rien que du Mozart et du Brahms, avec des instruments à cordes et une clarinette. Public très restreint (Mondial du football oblige dans un Beyrouth brusquement désert, car tout le monde est vissé devant son petit écran) pour ce concert qui regroupe sous la flaque de lumière cinq musiciens, tous vêtus de noir, devant leurs pupitres. À l'archet des violons, Ondin Brezeanu et Silviu Gherasimescu; à l'alto, Catalina Rupa; au violoncelle, Magdalena Sokola et à la clarinette, le jeune Octavian Gheorghiu.
Pour le menu, succinct et dense, deux compositeurs, Mozart et Brahms, pour deux œuvres également vibrantes.
En ouverture, exclusivement réservé aux instruments à cordes, le Quartet n°17 en si bémol majeur KV458 , dit La Chasse, du génie de Salszbourg. Quatre mouvements (allegro vivace assai, menuetto, adagio et allegro assai) pour traduire toute la fraîcheur, le charme et la spontanéité du compositeur de La flûte enchantée. Mélodies souples et suaves pour cette traque du gibier dans un paysage sonore feutré, élégant et se réservant quelques moments de surprise, de chevauchées furtives et un brin de douce rêverie comme ce volatil et impalpable adagio.
En seconde partie, narration plus longue (une quarantaine de minutes) avec l'introduction de la clarinette pour le Quintet en si mineur op 115 de Johannes Brahms. Poésie, sens du dramatique, élans passionnels et mélancolie toute romantique pour cette œuvre aux teintes veloutées et à la beauté claire et radieuse. Surtout cet andantino fascinant où l'alliance de la clarinette et des instruments à cordes fait merveille. Avec des instants d'une superbe fluidité comme une rivière malicieuse qui ondoie et serpente le long des berges bruissantes des herbages hauts et fous qui la gardent jalousement.
Applaudissements nourris de ce mince public ravi et parfaitement à l'écoute d'une prestation maîtrisée et tout en nuance. En bis, pour prolonger l'euphorie générale et la qualité de cette magie, on découvre et savoure un pétillant Menuetto de Weber, aérien et léger.

Pour l'occasion, rien que du Mozart et du Brahms, avec des instruments à cordes et une clarinette. Public très restreint (Mondial du football oblige dans un Beyrouth brusquement désert, car tout le monde est vissé devant son petit écran) pour ce concert qui regroupe sous la flaque de lumière cinq musiciens, tous vêtus de noir, devant leurs pupitres. À l'archet des violons, Ondin Brezeanu et Silviu Gherasimescu; à l'alto, Catalina Rupa; au violoncelle, Magdalena Sokola et à la clarinette, le jeune Octavian Gheorghiu.Pour le menu, succinct et dense, deux compositeurs, Mozart et Brahms, pour deux œuvres également vibrantes.En ouverture, exclusivement réservé aux instruments à cordes, le Quartet n°17 en si bémol majeur KV458 ,...
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