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Paris déplore qu'un film israélien soit déprogrammé dans six salles

Le ministère français des Affaires étrangères a déploré mardi la déprogrammation d'un film israélien dans un réseau de cinémas d'art et d'essai en France, décidée après le raid meurtrier sur le convoi d'aide à Gaza, estimant qu'elle fait le jeu des extrémistes.

"Dans le contexte actuel de fortes tensions, les échanges culturels et artistiques doivent se poursuivre. La France déplore donc ces annulations qui font le jeu des extrémistes et souhaite le maintien des manifestations culturelles françaises en Israël et israéliennes en France", a estimé le porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valero.

"La France n'a cessé de croire (...) au rôle que peuvent jouer les intellectuels et les artistes au service du rapprochement entre les peuples. La paix ne se reconstruira pas sans convaincre les sociétés civiles et encore moins en cessant de s'adresser à elles", a-t-il ajouté.

Le réseau de salles art et essai Utopia, fort de six cinémas en France, a déprogrammé la comédie "A 5 heures de Paris" de l'Israélien Leon Prudovsky, en invoquant des "raisons morales", après le raid israélien meurtrier sur le convoi maritime d'aide à Gaza.

Le film reste cependant programmé dans 40 à 50 salles, notamment celles des circuits UGC, Gaumont, Pathé ou MK2 en France où il sortira le 23 juin.

La Ligue française contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) s'est également indignée de cette déprogrammation, dans un communiqué dénonçant une "dangereuse confusion des genres".

"Un tel boycott constitue une négation de l'indépendance des auteurs et de la liberté de la création artistique. Le cinéma, notamment israélien, a constamment oeuvré à la critique et est un espace propice au débat", affirme l'organisation.

"A 5 heures de Paris" ("Hamesh Shaot me Pariz") relate l'idylle naissante entre deux solitaires, l'une professeur de piano, l'autre chauffeur de taxi.

Le ministère français des Affaires étrangères a déploré mardi la déprogrammation d'un film israélien dans un réseau de cinémas d'art et d'essai en France, décidée après le raid meurtrier sur le convoi d'aide à Gaza, estimant qu'elle fait le jeu des extrémistes.
"Dans le contexte actuel de fortes tensions, les échanges culturels et artistiques doivent se poursuivre. La France déplore donc ces annulations qui font le jeu des extrémistes et souhaite le maintien des manifestations culturelles françaises en Israël et israéliennes en France", a estimé le porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valero.
"La France n'a cessé de croire (...) au rôle que peuvent jouer les...