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Nucléaire : la conférence TNP pourrait buter sur la question du Proche-Orient

Les pays de l'ONU butaient vendredi, selon des diplomates, sur la création d'une zone sans armes nucléaires au Proche-Orient, à quelques heures de la clôture de la conférence sur le Traité de non-prolifération nucléaire, dans l'impasse depuis 10 ans.

Le site nucléaire de Bouchehr, en Iran.

Les pays arabes se sont réunis pour arrêter leur position sur ce point avant l'ouverture d'une session plénière de la conférence, qui devait se terminer à 18h00 (22h00 GMT).

Un échec sur cette question pourrait empêcher un consensus sur les autres thèmes de la conférence, comme le désarmement et la vérification des programmes nucléaires nationaux pour assurer qu'ils sont pacifiques, a indiqué à l'AFP un diplomate occidental. "On n'est d'accord sur rien tant qu'on n'est pas d'accord sur tout," a-t-il dit.

Entré en vigueur en 1970, le TNP a servi de directive mondiale pour limiter la prolifération des armes nucléaires.

Mais il est en crise, les Etats parties se divisant sur la manière de surveiller des programmes nucléaires suspects comme ceux de l'Iran et de la Corée du Nord et sur les moyens d'amener les Etats dotés de l'arme atomique à honorer leurs engagements -découlant du traité- d'aller vers le désarmement.

Autre point de contentieux, les États non nucléaires accusent Israël, considéré comme possédant la bombe atomique, d'échapper injustement aux mécanismes de vérification prévus par le traité, dont il n'est pas signataire.

La création d'une zone exempte d'armes nucléaires au Proche-Orient avait été proposée à une conférence de suivi du TNP en 1995. Ces conférences se tiennent tous les cinq ans.

Les États non nucléaires, menés par les non-alignés, déplorent l'absence de progrès depuis 1995 et estiment qu'il est temps d'avancer.

Mais un obstacle de taille réside dans l'appel, lancé par l'Égypte et l'Iran, à Israël de rejoindre le TNP, ce qui contraindrait l'Etat hébreu à renoncer à son arsenal nucléaire. Israël n'a jamais reconnu en posséder.

Israël s'oppose à la création d'une telle zone avant que la paix ne règne au Proche-Orient.

Il pourrait accepter de participer à une conférence non contraignante sur la création d'une telle zone mais refuse toute mention de son adhésion au TNP dans le document final, ont indiqué des diplomates.

Les États-Unis et l'Égypte ont mené d'intenses discussions entre puissances nucléaires et non-alignés pour trouver un accord sur la question.

Un projet de document final de 28 pages examiné vendredi appelle à la tenue en 2012 d'une conférence "à laquelle participeraient tous les pays du Proche-Orient et devant mener à l'établissement¨ de cette zone.

Il affirme aussi qu'¨il importe qu'Israël adhère au traité et place toutes ses installations nucléaires sous les garanties globales de l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique)".

L'Iran n'est pas nommé, bien qu'il soit en violation de résolutions de l'ONU exigeant qu'il suspende ses activités nucléaires sensibles et prouve le caractère purement civil de son programme nucléaire.

Les pays occidentaux avaient souhaité que l'Iran soit montré du doigt mais ils ne veulent pas saboter les chances d'un consensus, selon des diplomates.

Le TNP repose sur un marchandage: les puissances nucléaires s'engagent à désarmer tandis que les autres renoncent à acquérir la bombe en échange d'aide pour développer des programmes nucléaires pacifiques.

Mais puissances nucléaires et non-alignés se sont opposés mercredi sur le désarmement.

Les non-alignés ont proposé quelque 200 avenants à une version initiale du projet de document final, visant à faire accepter aux puissances établies le principe d'une date butoir pour l'achèvement de leur désarmement.

Les États nucléaires membres du TNP (Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie) refusent de s'engager ainsi.

L'Iran a menacé jeudi de bloquer l'adoption du texte, qui doit se faire par consensus, si la date butoir de 2025 pour le désarmement nucléaire n'y figurait pas.


Les pays arabes se sont réunis pour arrêter leur position sur ce point avant l'ouverture d'une session plénière de la conférence, qui devait se terminer à 18h00 (22h00 GMT).
Un échec sur cette question pourrait empêcher un consensus sur les autres thèmes de la conférence, comme le désarmement et la vérification des programmes nucléaires nationaux pour assurer qu'ils sont pacifiques, a indiqué à l'AFP un diplomate occidental. "On n'est d'accord sur rien tant qu'on n'est pas d'accord sur tout," a-t-il dit.
Entré en vigueur en 1970, le TNP a servi de directive mondiale pour limiter la prolifération des armes nucléaires.
Mais il est en crise, les Etats parties se divisant sur la manière de surveiller des...