Sept bateaux chargés d'aide se rassemblaient vendredi dans les eaux internationales, au large de Chypre, avant de faire route vers Gaza pour tenter de briser le blocus israélien imposé à l'enclave palestinienne, et cela malgré les mises en garde de l'Etat hébreu.
"Nous nous retrouvons cet après-midi (vendredi) dans les eaux internationales au large de Chypre. Le gouvernement chypriote ne veut pas que nous partions de Chypre. Je peux seulement supposer qu'on leur a mis la pression", a indiqué à l'AFP une des organisatrices de la "Flottille de la paix", Audrey Bomse.
"On espère atteindre Gaza samedi", a-t-elle dit.
Un responsable du ministère chypriote des Communications a indiqué qu'une telle mission n'était pas dans "l'intérêt vital du pays" et que Chypre n'avait reçu aucune demande officielle de la part de l'Autorité palestinienne, seule entité palestinienne reconnue sur le plan international, pour une demande d'aide humanitaire.
Israël a récemment déclaré aux ambassadeurs de la Grèce, la Turquie, l'Irlande et Chypre, pays depuis lesquels devaient partir les bateaux, qu'il interdisait l'arrivée de la flottille à Gaza, une initiative qui selon l'Etat hébreu viole la loi internationale.
"Israël a affirmé qu'il nous arrêterait (mais) nous avons bien l'intention d'arriver à Gaza et de rester là-bas deux jours", a assuré Mme Bomse, précisant qu'un huitième bateau, parti d'Irlande, ne pourrait être au rendez-vous vendredi en raison de la plus longue distance qu'il avait à parcourir.
Selon les organisateurs, l'aide de 10.000 tonnes consiste notamment en 100 maisons préfabriquées, 500 fauteuils roulants électriques ainsi que de l'équipement médical et des matériaux de construction.
Entre 700 et 800 personnes sont à bord des deux cargos et cinq navires plus petits, dont une quarantaine d'hommes politiques européens et arabes.
Israël maintient un strict blocus de la bande de Gaza --sauf pour les produits de première nécessité-- depuis l'arrivée au pouvoir du mouvement islamiste Hamas en juin 2007.
Israël, qui parle d'une "provocation politico-médiatique", prévoit, si les bateaux refusent de rebrousser chemin, de les arraisonner et les diriger vers le port israélien d'Ashdod, au sud de Tel-Aviv, avant d'interpeller les militants et de les renvoyer dans leur pays.
Les organisateurs de la "Flottille de la paix" se défendent eux de se trouver dans l'illégalité.
"La chose la plus ignoble, c'est qu'Israël affirme que nous violons la loi internationale en faisant naviguer des bateaux non armés transportant de l'aide humanitaire à des gens qui (en) ont désespérément besoin", souligne l'organisation Free Gaza dans un communiqué.
L'ONU a appelé jeudi les deux parties à la retenue et au sens des responsabilités.
"Nous exhortons tous ceux qui sont impliqués à faire preuve de compassion et de sens des responsabilités et à s'efforcer de trouver une solution satisfaisante", a déclaré le porte-parole, Martin Nesirky, dans un communiqué.
"Nous avons clairement exprimé plusieurs fois notre opposition au blocus de Gaza et notre préoccupation du fait que l'acheminement de biens par les points de passage autorisés est insuffisant pour faire face aux besoins de base, commencer la reconstruction et redémarrer la vie économique", plaide le communiqué de l'ONU.
"Nous nous retrouvons cet après-midi (vendredi) dans les eaux internationales au large de Chypre. Le gouvernement chypriote ne veut pas que nous partions de Chypre. Je peux seulement supposer qu'on leur a mis la pression", a indiqué à l'AFP une des organisatrices de la "Flottille de la paix", Audrey Bomse.
"On espère atteindre Gaza samedi", a-t-elle dit.
Un responsable du ministère chypriote des Communications a indiqué qu'une telle mission n'était pas dans "l'intérêt vital du...

