La chancelière allemande Angela Merkel a appelé jeudi à Doha l'Iran à "réfléchir sérieusement" à l'offre de la communauté internationale sur un échange de combustible nucléaire.
"Le conflit avec l'Iran doit être résolu de façon diplomatique et pacifique, et l'Allemagne veut contribuer à un tel règlement", a déclaré Mme Merkel lors d'un discours au Musée d'art islamique de Doha.
"Mais nous estimons que l'Iran ne montre pas la transparence nécessaire à l'égard de l'Agence internationale de l'énergie atomique, c'est pourquoi nous oeuvrons à renforcer les sanctions dans le cadre du Conseil de sécurité" de l'ONU, a-t-elle ajouté.
Le Conseil de sécurité a examiné le 18 mai un nouveau projet de sanctions contre l'Iran, rédigé par les Etats-Unis et approuvé par les autres puissances chargées du dossier (Chine, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne).
Mme Merkel s'est déclarée "très satisfaite qu'après des discussions ardues, la Russie et la Chine aient décidé d'adopter une attitude constructive dans ce dossier".
"Je répète que l'Iran doit réfléchir sérieusement à accepter l'offre de la communauté internationale car notre but est que l'Iran n'ait pas d'armes nucléaires", a-t-elle dit.
Etats-Unis, Russie et France avaient proposé en octobre 2009 à Téhéran qu'il livre une grande partie de son uranium faiblement enrichi (3,5%) à la Russie, chargée de l'enrichir à 19,75% avant d'être transformé en France en combustible pour le réacteur de recherche de Téhéran. L'Iran avait rejeté cette offre.
Le 17 mai, l'Iran a signé de son côté à Téhéran avec la Turquie et le Brésil un accord prévoyant l'échange en Turquie de 1.200 kg d'uranium iranien faiblement enrichi (3,5%) contre 120 kg de combustible enrichi à 20% fourni par les grandes puissances. Il a dans le même temps annoncé son intention de continuer à enrichir de l'uranium à 20%.
Le Qatar soutient l'initiative turco-brésilienne, a déclaré le Premier ministre de ce pays cheikh Hamad Ben Jassem Ben Jabr Al-Thani, à l'issue de ses discussions avec Mme Merkel.
"L'accord pour un échange de combustible nucléaire entre l'Iran et l'Occident, avec la médiation de la Turquie et du Brésil, est important et bon et le Qatar continuera à le soutenir", a-t-il dit dans un communiqué rapporté par l'agence qatari QNA.
Mme Merkel a par ailleurs indiqué avoir décelé lors de ses entretiens "une autre source d'inquiétude, qui est le conflit au Yémen", soulignant que des citoyens allemands y avaient été enlevés et que l'auteur d'un attentat manqué contre un avion de ligne américain en décembre dernier y avait séjourné.
"Tout cela montre que les problèmes au Yémen dépassent ses frontières (...) la stabilité du Yémen est très importante pour la sécurité de la région et la lutte mondiale contre le terrorisme", a-t-elle dit.
Mme Merkel a quitté jeudi après-midi le Qatar pour Bahreïn, dernière étape d'une tournée qui l'a également menée en Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis.
"Le conflit avec l'Iran doit être résolu de façon diplomatique et pacifique, et l'Allemagne veut contribuer à un tel règlement", a déclaré Mme Merkel lors d'un discours au Musée d'art islamique de Doha.
"Mais nous estimons que l'Iran ne montre pas la transparence nécessaire à l'égard de l'Agence internationale de l'énergie atomique, c'est pourquoi nous oeuvrons à renforcer les sanctions dans le cadre du Conseil de sécurité" de l'ONU, a-t-elle ajouté.
Le Conseil de...

