La prochaine visite en Grèce du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan accompagné de 10 ministres va marquer une "révolution" dans les relations entre les deux pays voisins et longtemps rivaux, a estimé jeudi le chef de la diplomatie turque Ahmet Davutoglu.
Les deux jours d'entretiens à Athènes, qui vont débuter vendredi, vont ressembler à un "conseil des ministres conjoint" entre les gouvernements grec et turc, a affirmé M. Davutoglu dans un entretien sur la chaîne Habertürk.
"La visite est dans un sens une révolution (...) Nous devons passer à une autre étape psychologique" après des décennies d'hostilité, a-t-il déclaré, ajoutant que les discussions "vont conduire à un changement dans les esprits" des peuples grec et turc.
"Nous devons non seulement minimiser les tensions, mais aussi maximiser les zones de coopération de sorte que la notion de tension soit éradiquée des esprits des parties", a poursuivi le ministre turc.
La spectaculaire amélioration des relations entre la Turquie et la Russie, son ennemi durant la Guerre Froide, ou encore avec la Syrie, un autre ancien adversaire, prouve que des progrès similaires sont possibles avec la Grèce, a-t-il commenté.
M. Erdogan et son homologue Georges Papandréou vont coprésider la première réunion d'une plateforme consultative comprenant 10 ministres de chaque pays, conçue pour renforcer les liens entre les deux alliés au sein de l'Otan, qui en 1996 encore étaient à deux doigts de se déclarer la guerre.
Dans un entretien publié par le quotidien grec Ta Nea lundi, le ministre d'Etat turc en charge des Affaires européennes, Egemen Bagis, a appelé à une réduction réciproque des dépenses d'armement, alors que la Grèce est frappée par une grave crise financière.
En dépit d'une nette amélioration dans les relations bilatérales depuis 1999, les tensions turco-grecques perdurent autour des questions de la délimitation des eaux territoriales en mer Egée et du conflit chypriote.
Les deux jours d'entretiens à Athènes, qui vont débuter vendredi, vont ressembler à un "conseil des ministres conjoint" entre les gouvernements grec et turc, a affirmé M. Davutoglu dans un entretien sur la chaîne Habertürk.
"La visite est dans un sens une révolution (...) Nous devons passer à une autre étape psychologique" après des décennies d'hostilité, a-t-il déclaré, ajoutant que les discussions "vont conduire à un changement dans les...

