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Netanyahu : Le transfert d'armes de Syrie au Hezbollah est "inadmissible"

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a jugé ''inadmissible" le transfert d'armes de Syrie au Hezbollah, au cours d'une interview télévisée.

Interrogé sur le risque d'une conflagration armée à la frontière nord d'Israël Netanyahu a répondu : "Nous ne voulons pas la guerre. Mais il y a des armes qui sont transférées au Hezbollah via la frontière entre la Syrie et le Liban, et c'est inadmissible".

Sur le plan régional, M.Netanyahu, a par ailleurs, réaffirmé son opposition à tout gel de la colonisation à Jérusalem-Est, au moment où l'émissaire américain pour le Proche-Orient, George Mitchell, entreprenait une nouvelle tournée dans la région.

"Il n'y aura pas de gel (de la construction) à Jérusalem. Chacun le sait", a déclaré M. Netanyahu à la Seconde chaîne de télévision (privée) israélienne.

"Il y a un parfait accord sur le fait qu'il ne peut y avoir de conditions préalables à des négociations", a-t-il assuré.

"Nous ne sommes pas d'accord sur tout avec les États-Unis. Il y a des hauts et des bas", a souligné le Premier ministre israélien, estimant cependant que "le fait que nos relations ont une base solide permet de surmonter les problèmes".

Le Premier ministre a par ailleurs estimé que "les États-Unis peuvent empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire en imposant à ce pays des sanctions sévères, sans passer par le conseil de sécurité de l'ONU où il y a toujours des problèmes".

Les nouvelle déclarations de M. Netanyahu surviennent alors que M. Mitchell, arrivé jeudi en Israël, doit rencontrer des dirigeants israéliens et palestiniens en vue de tenter de relancer les négociations de paix entre les deux parties.

Il va rencontrer vendredi le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à Ramallah (Cisjordanie), a annoncé jeudi le principal négociateur palestinien Saëb Erakat.

M. Mitchell et le président Abbas discuteront des efforts déployés par les États-Unis pour relancer les négociations entre Israël et les Palestiniens, a ajouté M. Erakat.

Devant l'impossibilité de relancer des négociations de paix directes interrompues depuis fin 2008, les États-Unis ont obtenu des deux parties de participer à des pourparlers indirects, que doit mener M. Mitchell.

Mais le début de ces négociations a été différé après le feu vert donné le 9 mars, en pleine visite en Israël du vice-président américain Joe Biden, par l' État hébreu à la construction de 1 600 nouveaux logements dans un quartier de colonisation à Jérusalem-Est.

M. Netanyahu a toujours écarté un gel des constructions pour les Israéliens dans cette partie de la ville à majorité arabe, annexée après sa conquête en juin 1967 alors que les Palestiniens insistent sur un tel gel.

Israël considère l'ensemble de la Ville sainte comme sa capitale "indivisible et éternelle". Les Palestiniens, qui réclament un gel complet de la colonisation, veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de leur futur État. M. Netanyahu est rentré fin mars en Israël après une visite aux Etats-Unis qui n'a pas permis de régler la crise avec l'administration de Barack Obama, jetant le doute sur la reprise du dialogue israélo-palestinien.

Interrogé sur le risque d'une conflagration armée à la frontière nord d'Israël Netanyahu a répondu : "Nous ne voulons pas la guerre. Mais il y a des armes qui sont transférées au Hezbollah via la frontière entre la Syrie et le Liban, et c'est inadmissible".
Sur le plan régional, M.Netanyahu, a par ailleurs, réaffirmé son opposition à tout gel de la colonisation à Jérusalem-Est, au moment où l'émissaire américain pour le Proche-Orient, George Mitchell, entreprenait une nouvelle tournée dans la région.
"Il n'y aura pas de gel (de la construction) à Jérusalem. Chacun le sait", a déclaré M. Netanyahu à la Seconde chaîne de télévision (privée)...