Le gouvernement brésilien a mis en garde les chefs d'entreprises de son pays qui entament lundi une mission commerciale au Moyen-Orient contre d'éventuelles sanctions de la part des Etats-Unis s'ils commercent avec l'Iran, selon le journal économique Valor.
"Les Etats-Unis ont une loi assez complexe pour le commerce extérieur et pour l'Iran, il y a une série de restrictions", a déclaré au quotidien Welber Barral, secrétaire au Commerce extérieur du ministère du Développement, de l'Industrie et du Commerce extérieur.
"Les entreprises brésiliennes, par exemple, qui ont une filiale aux Etats-Unis, peuvent ne pas obtenir d'autorisation du gouvernement américain pour ouvrir davantage de filiales aux Etats-Unis si elles font des affaires avec l'Iran", a précisé le journal.
La mission commerciale, dirigée par le ministre du Développement, Miguel Jorge, se rendra en Iran, en Egypte et au Liban pour encourager le commerce et les investissements brésiliens dans la région.
"Les secteurs de l'alimentation et des boissons, en particulier les viandes, fruits et jus sont la priorité" des négociations, a déclaré dans un communiqué Luiz Claudio Caruso, analyse du commerce extérieur au ministère de l'Agriculture.
En 2009, la balance commerciale du Brésil avec l'Iran a été favorable au premier, avec des exportations pour 1,218 milliards de dollars et des importations pour 18,9 milliards de dollars, selon des données du ministère brésilien du Développement.
La mission commerciale précède une visite du président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva en Iran prévue pour le mois de mai, dans le cadre de sa tentative de faire du Brésil un interlocuteur au Moyen-Orient.
Lula, dont le pays occupe un poste non permanent au conseil de sécurité de l'ONU, plaide pour un dialogue avec Téhéran sur son programme nucléaire polémique, tandis que les Etats-Unis veulent le soumettre à des sanctions.
"Les Etats-Unis ont une loi assez complexe pour le commerce extérieur et pour l'Iran, il y a une série de restrictions", a déclaré au quotidien Welber Barral, secrétaire au Commerce extérieur du ministère du Développement, de l'Industrie et du Commerce extérieur.
"Les entreprises brésiliennes, par exemple, qui ont une filiale aux Etats-Unis, peuvent ne pas obtenir d'autorisation du gouvernement américain pour ouvrir davantage de filiales aux Etats-Unis si elles font des affaires avec...

