Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a appelé jeudi à Vienne à rétablir d'urgence l'ordre constitutionnel au Kirghizstan, où l'opposition a pris le pouvoir après un soulèvement populaire.
"Il est temps d'agir de façon urgente pour assurer l'ordre constitutionnel" au Kirghizstan, a déclaré le secrétaire général dans un discours prononcé devant les ambassadeurs des 56 Etats membres de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) à Vienne.
Le président évincé Kourmanbek Bakiev, qui a pris la fuite dans le sud du pays, a lui refusé de démissionner, selon un communiqué publié dans la capitale Bichkek.
De son côté, Rosa Otounbaïeva, chef du gouvernement par intérim porté au pouvoir par un soulèvement qui a fait des dizaines de morts et un millier de blessés a promis jeudi l'organisation d'une élection présidentielle dans les six mois, tout en affirmant que le président Bakiev tentait de rassembler ses partisans dans le sud du pays.
Revenant sur sa tournée récente en Asie centrale, Ban Ki-Moon a souligné jeudi l'importance de "la liberté d'expression" et de "l'Etat de droit" pour le progrès social et la modernisation de ces anciennes républiques soviétiques.
"Le bain de sang au Kirghizstan est un rappel extrêmement troublant de l'importance vitale de traiter ces questions", a souligné le secrétaire général de l'Onu.
L'Onu comme l'OSCE vont dépêcher un envoyé spécial à Bichkek pour analyser la situation. "Nous allons d'abord écouter ce que les gens ont à nous dire, afin de formuler ensuite des suggestions pour répondre à cette situation", a déclaré Herbert Salber, le directeur du centre de prévention des conflits de l'OSCE, qui va accompagner l'émissaire de l'OSCE, Janybek Karibjanov, vice-président du Parlement du Kazakhstan.
"Nous allons rencontrer toutes les personnes impliquées dans le gouvernement intérimaire, notamment Mme Otounbaïeva, la communauté diplomatique, des représentants d'organisations internationales et bien entendu des membres de la société civile et de l'opposition", a précisé M. Salber.
"Nous écouterons tous ceux qui veulent nous parler", a-t-il ajouté n'excluant pas par principe une rencontre avec le président Bakiev, qui a lui-même confirmé jeudi se trouver dans le sud du pays.
M. Salber a jugé que la perspective de nouvelles élections, proposées par le gouvernement intérimaire, était "un bon début".
"Il est temps d'agir de façon urgente pour assurer l'ordre constitutionnel" au Kirghizstan, a déclaré le secrétaire général dans un discours prononcé devant les ambassadeurs des 56 Etats membres de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) à Vienne.
Le président évincé Kourmanbek Bakiev, qui a pris la fuite dans le sud du pays, a lui refusé de démissionner, selon un communiqué publié dans la capitale Bichkek.
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