Le ministre iranien des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki a estimé mercredi que la proposition de l'AIEA sur un échange de combustible pour le réacteur de Téhéran pouvait être appliquée rapidement si les grandes puissances font preuve de "volonté politique".
"La proposition d'échange de combustible est toujours sur la table et nous pouvons la mettre en oeuvre", a déclaré le ministre à des journalistes.
"Nous avons eu des discussions directes et indirectes avec toutes les parties prenantes au groupe de Vienne et avons discuté des différents aspects d'un cadre logique pour un échange" de combustible, a ajouté M. Mottaki. La proposition peut être appliquée "dans un bref délai s'ils font preuve de volonté politique", a-t-il dit.
L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a proposé en octobre 2009 à Vienne que l'Iran livre 70% de son uranium faiblement enrichi (3,5%) à la Russie, laquelle serait chargée de l'enrichir à 20% avant sa transformation, en France, en combustible pour le réacteur de recherche médicale de Téhéran.
Cette proposition est soutenue par les grandes puissances.
Téhéran a cependant refusé de livrer son uranium faiblement enrichi, exigeant que l'échange soit simultané et qu'il se fasse sur le territoire iranien.
Les grandes puissances, qui soupçonnent Téhéran de vouloir se doter de l'arme nucléaire sous couvert de son programme civil, ont rejeté ces conditions.
"La proposition d'échange de combustible est toujours sur la table et nous pouvons la mettre en oeuvre", a déclaré le ministre à des journalistes.
"Nous avons eu des discussions directes et indirectes avec toutes les parties prenantes au groupe de Vienne et avons discuté des différents aspects d'un cadre logique pour un échange" de combustible, a ajouté M. Mottaki. La proposition peut être appliquée "dans un bref délai s'ils font preuve...

