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L'un des deux attentats de Moscou était l'oeuvre d'une adolescente

Une adolescente de 17 ans a été identifiée comme l'une des deux femmes kamikazes qui ont provoqué la mort de 39 personnes lundi dans le métro de Moscou, rapporte vendredi la presse russe, alors que le pays demeure sous tension après les attentats les plus meurtriers depuis des années.

La jeune femme a été identifiée officiellement, indique le quotidien Kommersant, citant des enquêteurs du Daguestan, république instable du Caucase russe touchée elle aussi par un double attentat suicide mercredi, et d'où la femme était originaire.

Agée seulement de 17 ans, Djennet Abdourakhmanova était la "veuve du combattant rebelle Oumalat Magomedov, abattu lors d'une opération spéciale le 31 décembre dernier", écrit le journal.

Une photo du couple montre une jeune fille voilée et entièrement vêtue de noir, au visage encore poupon, enlacée par le jeune homme, chacun tenant un pistolet.

Oumalat Magomedov, alias "Al-Bara" et considéré par les rebelles comme l'"Emir du Daguestan", a été abattu le 31 décembre 2009 à Khassaviourt, dans l'ouest du Daguestan, lors d'un échange de tirs avec la police, alors que celle-ci voulait contrôler la voiture dans laquelle il se trouvait.

Il était proche du leader rebelle Dokou Oumarov, qui se fait, lui, appeler "Emir du Caucase" et a revendiqué les deux attentats de Moscou dans une vidéo publiée mercredi sur le site internet indépendantiste tchétchène Kavkazcenter.

Apparaissant en treillis et longue barbe, Oumarov a expliqué qu'il s'agissait d'"un acte de vengeance" pour une opération spéciale menée par les forces de l'ordre russes le 11 février en Ingouchie, qu'il a qualifiée de "carnage". Il a aussi promis de nouveaux attentats.

Influencée par cette rhétorique, Djennet aurait été convaincue par des "idéologues wahhabites" de "se sacrifier" pour venger son mari. Le wahhabisme est un courant de l'Islam caractérisé par son puritanisme, qui s'est imposé en Arabie Saoudite.

L'identité de la deuxième kamikaze n'a pas encore été formellement établie, mais qu'il pourrait s'agir d'une femme originaire de Tchétchénie, Markha Oustarkhanova.

Selon le quotidien Troud, elle était âgée de 20 ans et était "la veuve du rebelle de Goudermès Saïd-Emin Khizriïev, tué en octobre 2009 alors qu'il préparait un attentat contre le président de Tchétchénie, Ramzan Kadyrov".

Portée disparue en Tchétchénie depuis l'été 2009, elle avait aussi rencontré son futur époux sur internet, une méthode vraisemblablement utilisée couramment par les rebelles islamistes pour recruter de futurs kamikazes.

Toutefois, une source au sein des services de sécurité tchétchènes a indiqué jeudi à l'agence Ria Novosti que la photo de la jeune femme ne correspondait pas à celles des corps des auteurs des attentats de Moscou.

Habitués ces dernières années à ce que la violence islamiste et séparatiste soit confinée pour l'essentiel au Caucase, les Russes ont été très choqués par les attaques de lundi.

Une vive tension demeure palpable dans le pays, l'attentat de mercredi qui a fait dix morts (dont neuf policiers) à Kizliar, au Daguestan, ayant aussi frappé les esprits.

Selon une source au sein des forces de sécurité du Daguestan, citée vendredi par les agences russes, la police avait désamorcé mercredi une autre bombe dans un cimetière de Kizliar.

Jeudi, plusieurs milliers de personnes ont été évacuées à Saint-Pétersbourg (nord-ouest) à la suite d'une série d'alertes à la bombe dans des gares, centres commerciaux et une cathédrale.

Une adolescente de 17 ans a été identifiée comme l'une des deux femmes kamikazes qui ont provoqué la mort de 39 personnes lundi dans le métro de Moscou, rapporte vendredi la presse russe, alors que le pays demeure sous tension après les attentats les plus meurtriers depuis des années.
La jeune femme a été identifiée officiellement, indique le quotidien Kommersant, citant des enquêteurs du Daguestan, république instable du Caucase russe touchée elle aussi par un double attentat suicide mercredi, et d'où la femme était originaire.
Agée seulement de 17 ans, Djennet Abdourakhmanova était la "veuve du combattant rebelle Oumalat Magomedov, abattu lors d'une opération spéciale le 31 décembre dernier",...