Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan rejette fermement l'idée de nouvelles sanctions contre l'Iran, prônant une solution diplomatique, dans un entretien au magazine Spiegel à paraître lundi.
Alors qu'il recevra lundi et mardi la chancelière allemande en Turquie, M. Erdogan s'oppose ouvertement Angela Merkel sur le dossier iranien: "nous devons d'abord essayer de trouver une solution diplomatique", estime-t-il.
"Ce dont nous avons besoin ici c'est: de la diplomatie, et encore de la diplomatie", insiste M. Erdogan, jugeant que "tout le reste menace la paix dans le monde".
De son côté, Mme Merkel a réaffirmé samedi la position allemande: "si l'Iran ne fait pas enfin preuve de transparence sur les questions d'énergie nucléaire, nous (devons) aussi réfléchir à des sanctions", déclare-t-elle dans un message vidéo diffusé sur son site internet.
L'Iran est soupçonné par la communauté internationale de vouloir se doter de l'arme atomique, sous couvert de programme nucléaire civil.
L'Allemagne est une des six puissances négociant avec l'Iran au sujet de son programme nucléaire, avec les membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (Etats-Unis, Chine, Russie, Grande-Bretagne et France).
Par ailleurs, M. Erdogan récuse une nouvelle fois la notion de "génocide" au sujet des massacres d'Arméniens par les Turcs au début du XXe siècle. "Il ne peut pas être question de génocide", déclare-t-il au Spiegel, affirmant qu'il s'agissait d'une "bataille" entre Turcs et Arméniens.
Le Premier ministre turc réitère aussi de façon indirecte sa menace d'expulser les clandestins arméniens de Turquie: "jusqu'à présent, nous n'avons pas considéré la question d'une expulsion, mais si la diaspora (arménienne) continue de faire pression, nous pourrions être susceptibles d'y recourir".
Les massacres et déportations d'Arméniens dans l'Empire ottoman ont fait jusqu'à 1,5 million de morts selon les Arméniens, et de 250.000 à 500.000 selon la Turquie.
Paris, Ottawa et le Parlement européen reconnaissent la notion de "génocide". Début mars, la Commission des affaires étrangères du Congrès américain a également approuvé une résolution dans ce sens, de même que le parlement de Suède.
Alors qu'il recevra lundi et mardi la chancelière allemande en Turquie, M. Erdogan s'oppose ouvertement Angela Merkel sur le dossier iranien: "nous devons d'abord essayer de trouver une solution diplomatique", estime-t-il.
"Ce dont nous avons besoin ici c'est: de la diplomatie, et encore de la diplomatie", insiste M. Erdogan, jugeant que "tout le reste menace la paix dans le monde".
De son côté, Mme Merkel a réaffirmé samedi la position allemande: "si l'Iran ne fait pas enfin preuve de transparence sur les questions d'énergie nucléaire, nous (devons) aussi...


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