La France et la Grande Bretagne vont organiser en Afghanistan une campagne pour informer les Afghans des risques de l'immigration clandestine, ont annoncé mardi les ministres français et britannique chargés du dossier, Eric Besson et Phil Woolas.
"Une campagne sera menée en Afghanistan pour informer les populations des risques de l'immigration clandestine", a déclaré M. Besson. "Il est temps de mettre un terme à la désinformation pratiquée par les trafiquants pour mieux exploiter et rançonner les candidats", a ajouté le ministre français de l'Immigration.
"Nous voulons leur montrer qu'il risquent d'être pris et renvoyés chez eux", a déclaré de son côté M. Woolas en rappelant que son pays avait déjà procédé à des campagnes similaires dans les Caraïbes et en Afrique de l'Est qui se sont avérées "payantes".
La campagne sera concentrée sur la partie orientale de l'Afghanistan où Paris et Londres vont mobiliser des "moyens de communication et de publicité", a précisé le ministre britannique chargé de l'immigration sans donner la date se son commencement.
Eric Besson et Phil Woolas se sont rencontrés au port de Calais (nord de la France) où ils ont inauguré symboliquement un Centre de coordination opérationnel commun ouvert le 8 février.
Ce centre réunit des fonctionnaires français et britanniques de la Police aux frontières, des services de l'immigration et des douanes. Il contrôle les 6.000 poids-lourds transitant quotidiennement par le port de Calais.
Six mois après le démantèlement le 22 septembre 2009 de la "jungle", un bois où les clandestins avaient construit des abris de fortune, les deux ministres ont estimé que la pression migratoire avait été réduite de 90% dans le Calaisis.
"Le Calaisis (région de Calais, ndlr) n'est plus une plateforme du trafic international de migrants", a observé M. Besson en citant le chiffre de 75 tentatives d'embarquement clandestin dans le port de Calais en mars contre 1.452 en septembre 2009.
Selon lui, le nombre des étrangers en situation irrégulière dans le Calaisis n'est plus que de 150 à 200 contre un millier il y a quelques mois.
Au moment du démantèlement de la "jungle", 278 migrants avaient été arrêtés, dont 132 mineurs, essentiellement de jeunes hommes afghans.
"Une campagne sera menée en Afghanistan pour informer les populations des risques de l'immigration clandestine", a déclaré M. Besson. "Il est temps de mettre un terme à la désinformation pratiquée par les trafiquants pour mieux exploiter et rançonner les candidats", a ajouté le ministre français de l'Immigration.
"Nous voulons leur montrer qu'il risquent d'être pris et renvoyés chez eux", a déclaré de son côté M. Woolas en rappelant que son pays avait déjà...

