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Israël rejette les demandes de gel des colonies à Jérusalem-Est

Le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, a rejeté mercredi les appels de la communauté internationale à geler la colonisation juive à Jérusalem-Est, les qualifiant de "pas raisonnables", après avoir reçu son homologue européenne Catherine Ashton.

"Cette demande d'empêcher les Juifs de construire à Jérusalem-Est n'est pas du tout raisonnable", a affirmé M. Lieberman lors d'un point de presse avec Mme Ashton, qui a commencé mercredi une visite de 48 heures en Israël et dans les territoires palestiniens dans le cadre d'une tournée régionale.

"Je pense que cette requête est, à bien des égards, une occasion pour la communauté internationale de s'en prendre à Israël, d'appliquer des pressions et de demander des choses qui ne sont pas raisonnables", a estimé M. Lieberman, chef du parti ultranationaliste Israël Beiteinou.

"C'est comme si, par exemple, on empêchait les Arabes de Jérusalem-Est d'acheter des appartements à Jérusalem-Ouest (à majorité juive), on dirait qu'Israël est un État d'apartheid", a expliqué le ministre israélien.

Mme Ashton a simplement souhaité que les discussions entre Israéliens et Palestiniens commencent "le plus tôt possible".

La visite de Mme Ashton survient au beau milieu d'un énième blocage des négociations entre Israël et les Palestiniens, dans un climat de vives tensions politico-religieuses à Jérusalem-Est et de crise diplomatique entre Israël et les États-Unis.

L'annonce le 9 mars par Israël du feu vert à un projet de construction de 1.600 logements dans un quartier de colonisation à Jérusalem-Est annexée a provoqué un tollé tant chez les Palestiniens qu'au sein de la communauté internationale.

Mme Ashton s'était auparavant entretenue avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, qui a réclamé que l'Union européenne agisse pour un gel des colonies.

"Le président Abbas a rencontré Lady Ashton dans son bureau de Ramallah et lui a remis une lettre demandant que l'Union européenne intervienne pour faire pression sur Israël pour stopper complètement les colonies dans les territoires palestiniens, y compris Jérusalem", a déclaré à l'AFP le négociateur palestinien Saëb Erakat à l'issue de l'entretien.

La lettre comprend des cartes et des documents sur la construction dans les colonies juives depuis septembre 2009 jusqu'à présent.

Lundi au Caire, Mme Ashton avait estimé que la décision d'Israël de bâtir de nouveaux logements à Jérusalem-Est "met en danger" la tenue de pourparlers indirects israélo-palestiniens.

La communauté internationale ne reconnaît pas la conquête et l'annexion du secteur oriental, à majorité arabe, de la Ville sainte par Israël lors de la Guerre des Six Jours en juin 1967.

La chef de la diplomatie européenne doit rencontrer jeudi le présisent israélien Shimon Peres avant de se rendre brièvement à Gaza --visite pour laquelle elle a reçu la permission exceptionnelle du gouvernement israélien de transiter via son territoire-- puis à Ramallah pour rencontrer le Premier ministre palestinien Salam Fayyad.

Elle se rendra vendredi à Moscou pour une réunion du Quartette pour le Proche-Orient (USA, Union européenne, Russie, ONU).

"Cette demande d'empêcher les Juifs de construire à Jérusalem-Est n'est pas du tout raisonnable", a affirmé M. Lieberman lors d'un point de presse avec Mme Ashton, qui a commencé mercredi une visite de 48 heures en Israël et dans les territoires palestiniens dans le cadre d'une tournée régionale.
"Je pense que cette requête est, à bien des égards, une occasion pour la communauté internationale de s'en prendre à Israël, d'appliquer des pressions et de demander des choses qui ne sont pas raisonnables", a estimé M. Lieberman, chef du parti ultranationaliste Israël Beiteinou.
"C'est comme si, par exemple, on empêchait les Arabes de Jérusalem-Est d'acheter des appartements à Jérusalem-Ouest (à...