Le Premier ministre irakien sortant Nouri al-Maliki et son rival laïque Iyad Allawi étaient engagés mercredi dans une bataille extrêmement serrée après la publication au compte-gouttes des résultats des législatives donnant tour à tour l'un ou l'autre en tête.
Selon de nouveaux résultats partiels publiés mercredi soir après le dépouillement de 83% des bulletins de vote, M. Maliki a repris un légère avance et menait provisoirement d'environ 40.000 voix au niveau national.
La veille, les résultats, après dépouillement de 79% des votes, donnaient M. Allawi, un ancien Premier ministre, en tête avec une marge très mince d'environ 9.000 voix.
Selon des calculs de l'AFP basés sur environ 80% de dépouillement, les listes des deux candidats obtiendraient chacune 87 des 310 sièges à pourvoir dans la prochaine assemblée. Quinze autres sièges au Parlement (réservés aux minorités notamment) ne sont pas intégrés dans ces calculs.
La liste de l'Alliance nationale irakienne (ANI), qui regroupe des partis religieux chiites, obtiendrait pour l'heure 67 sièges et la liste des deux grands partis kurdes 38.
Les votes des Irakiens de l'étranger et des services de sécurité n'ont pas encore été intégrés par la commission électorale dans les résultats et pourraient modifier largement la donne, notamment à Bagdad, qui possède le plus gros réservoir de sièges.
"Les résultats annoncés hier (mardi) démontrent que nous étions en tête depuis le premier jour des élections. Le Bloc irakien va rester en tête car il représente le projet de l'identité nationale irakienne", a affirmé à l'AFP Haidar al-Moulla, candidat sur la liste de M. Allawi.
Avec des résultats aussi serrés, les négociations pour former le prochain gouvernement seront longues et chacun des deux candidats tentera de former des coalitions au Parlement pour obtenir le poste de Premier ministre.
Immédiatement après l'annonce des nouveaux résultats, des accusations de fraudes ont été lancées par le camp du Premier ministre, alors qu'elles étaient émises au cours des derniers jours par le Bloc irakien.
"Il y a eu des manipulations claires au sein de la commission électorale en faveur" d'Iyad Allawi, a affirmé à l'AFP Ali al-Adib, un candidat de l'Alliance de l'Etat de droit (AED) du Premier ministre, qualifiant sa nouvelle avance de "miracle" peu crédible.
Il a demandé de nouveaux comptages, rejetés dans la foulée par la commission électorale. "La commission travaille avec des documents que nous avons reçus des centres de vote (à travers le pays), où les dépouillements ont été réalisés sous le contrôle des représentants des partis et des médias", a affirmé à l'AFP un de ses responsables, Iyad al-Kinani.
"Il n'est en aucune manière nécessaire de recommencer le processus de comptage. Ils devaient émettre des plaintes avant", a-t-il insisté, assurant que le travail de la commission était "transparent et réalisé avec de grandes précautions car nous savons l'importance de cette étape".
M. Allawi, qui a joué pendant la campagne sur une image de nationaliste transcendant les communautés, a obtenu la confiance des électeurs dans les régions sunnites ou à majorité sunnites.
Les électeurs chiites ont préféré, eux, la continuité en votant pour M. Maliki, qui se targue d'avoir rétabli la sécurité dans le pays dont il a pris les rênes au pire moment des violences communautaires.
Le Premier ministre ne devrait s'octroyer qu'un ou deux sièges dans les régions sunnites, à Diyala notamment, au nord de Bagdad alors qu'Iyad Allawi, lui même chiite, devrait parvenir à arracher une dizaine de sièges dans six provinces chiites du sud.
Selon de nouveaux résultats partiels publiés mercredi soir après le dépouillement de 83% des bulletins de vote, M. Maliki a repris un légère avance et menait provisoirement d'environ 40.000 voix au niveau national.
La veille, les résultats, après dépouillement de 79% des votes, donnaient M. Allawi, un ancien Premier ministre, en tête avec une marge très mince d'environ 9.000 voix.
Selon des calculs de l'AFP basés sur environ 80% de...


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