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Paris, Washington et Moscou inquiets des intentions nucléaires de Téhéran

La France, les Etats-Unis et la Russie se sont dits "inquiets" des intentions nucléaires de l'Iran après le lancement de l'enrichissement de son uranium à 20%, ont indiqué leurs ambassadeurs auprès de l'AIEA dans une lettre remise mardi à son directeur général Yukiya Amano.

"L'annonce le 7 février par le président Ahmadinejad que l'Iran va enrichir son uranium jusqu'à 20% (...) est contraire aux résolutions du conseil de sécurité de l'ONU et représente une nouvelle étape dans la capacité (de l'Iran) de produire de l'uranium hautement enrichi," ont-ils souligné dans cette lettre dont l'AFP a obtenu une copie.

"Si l'Iran poursuit cette escalade, cela soulèvera des inquiétudes sur ses intentions nucléaires", ont averti les trois ambassadeurs dans leur lettre, adressée au régime islamique la semaine dernière et remise mardi à M. Amano.

L'Iran cherche depuis plusieurs mois à acquérir des barres de combustible nucléaire nécessaire à la production d'isotopes, entrant dans le traitement de certains cancers, par le réacteur de recherche de Téhéran (TRR). Les barres de combustible sont produites à partir d'uranium enrichi à 20% alors que jusqu'à présent Téhéran ne disposait que d'uranium faiblement enrichi à 3,5%.

Dans leur lettre, les diplomates mettent en doute la capacité de Téhéran à maîtriser la transformation de l'uranium à 20% en combustible, et partant ses intentions ultimes, estimant que "l'Iran ne peut pas produire à temps le combustible nucléaire nécessaire afin d'assurer une production ininterrompue d'isotopes médicaux par le réacteur de recherche de Téhéran".

Ils ont "regretté" que l'Iran n'ait pas accepté l'offre faite le 21 octobre par l'Agence internationale de l'énergie atomique et soutenue par eux.

Les trois pays y avaient proposé d'enrichir à 20% l'uranium iranien en-dehors du territoire iranien, par exemple en Russie, avant de le transformer ensuite en France en combustible pour alimenter le TRR.

Rappelant les différentes déclarations du président iranien depuis lors, les représentants des trois pays ont noté n'avoir toujours pas eu de réponse précise à cette proposition.

"Si l'Iran ne veut pas accepter l'offre de l'AIEA, nous notons que (les radio-isotopes) sont disponibles sur le marché mondial", ont-ils ajouté en relevant que l'enrichissement de l'uranium iranien à des niveaux plus élevés "n'est non seulement pas nécessaire mais que cela risque de réduire encore davantage la confiance de la communauté internationale dans les actions de l'Iran".

La France, les Etats-Unis et la Russie se sont dits "inquiets" des intentions nucléaires de l'Iran après le lancement de l'enrichissement de son uranium à 20%, ont indiqué leurs ambassadeurs auprès de l'AIEA dans une lettre remise mardi à son directeur général Yukiya Amano.
"L'annonce le 7 février par le président Ahmadinejad que l'Iran va enrichir son uranium jusqu'à 20% (...) est contraire aux résolutions du conseil de sécurité de l'ONU et représente une nouvelle étape dans la capacité (de l'Iran) de produire de l'uranium hautement enrichi," ont-ils souligné dans cette lettre dont l'AFP a obtenu une copie.
"Si l'Iran poursuit cette escalade, cela soulèvera des inquiétudes sur ses intentions...