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Netanyahu en Russie pour convaincre Moscou d'être plus ferme sur l'Iran

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a entamé lundi une visite à Moscou, afin de persuader les dirigeants russes de se montrer plus fermes vis-à-vis de l'Iran, alors que la Russie donne des signes d'impatience envers Téhéran et son programme nucléaire controversé.

M. Netanyahu a rencontré en début d'après-midi le président russe, Dmitri Medvedev, mais ils n'ont évoqué publiquement que le rôle de l'URSS dans la victoire contre l'Allemagne nazie, ne mentionnant pas l'Iran.

"Nous nous apprêtons à célébrer le 65e anniversaire de la victoire sur le fascisme. C'est une victoire commune", a déclaré le président russe.

"Vous avez raison lorsque vous parlez de la nécessité de reconnaître la contribution extraordinaire de la Russie pour sauver l'humanité de l'Allemagne nazie", a répondu le Premier ministre israélien.

Mais M. Netanyahu, qui devait rencontrer mardi son homologue russe Vladimir Poutine, n'avait pas caché avant sa venue que le dossier du nucléaire iranien serait au coeur des pourparlers avec Moscou.

"Nous allons parler d'un certain nombre de questions, mais d'abord et avant tout de l'Iran. Israël considère qu'une forte pression doit être exercée sur l'Iran", avait-il déclaré dimanche.

La semaine dernière, il avait parlé de "sanctions paralysantes" contre Téhéran.

Le Kremlin a confirmé lundi dans un communiqué que MM. Netanyahu et Medvedev parleraient du dossier iranien "que la Russie cherche à résoudre par des moyens politiques avec ses partenaires internationaux".

Selon un responsable israélien, M. Netanyahu devait également rencontrer des représentants de la communauté juive de Russie.

Cette visite intervient alors que Moscou a durci le ton vis-à-vis de l'Iran, depuis que Téhéran a décidé la semaine dernière de démarrer son propre enrichissement d'uranium jusqu'à 20%.

Moscou a condamné cette décision, la jugeant de nature à semer le doute sur la "sincérité" de l'Iran sur son programme nucléaire controversé.

Mais la Russie n'est pas pour autant sur la même longueur d'ondes que l'Etat d'Israël, comme en témoignent les déclarations dimanche du secrétaire-adjoint du Conseil de sécurité Vladimir Nazarov, qui a estimé que d'éventuelles nouvelles sanctions ne devaient ni "acculer l'Iran" ni "punir (son) peuple".

Autre dossier délicat évoqué par le responsable russe, celui de la vente à Téhéran d'un système russe de missiles S-300.

"Il y a un contrat signé, que nous devons remplir, mais les livraisons n'ont pas encore commencé. Cette transaction ne fait l'objet d'aucune sanction internationale", a-t-il déclaré.

Les pays occidentaux et Israël demandent à Moscou de ne pas livrer cet armement. Si la Russie a retardé ces livraisons, elle n'a jamais renoncé à fournir à Téhéran ce système qui rendrait plus difficile des bombardements d'installations nucléaires iraniennes.

En dépit de ses dénégations répétées, l'Iran est soupçonné par les pays occidentaux de chercher à se doter de l'arme atomique.

Le chef du nucléaire iranien, Ali Akbar Salehi, a lui affirmé lundi que Téhéran examinait une nouvelle proposition de la Russie, la France et des Etats-Unis pour aboutir à un compromis sur l'enrichissement de son uranium.

Mais le ministère français des Affaires étrangères a fait savoir qu'aucune nouvelle proposition en dehors de celle de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) en octobre n'existait sur le nucléaire iranien.

L'Etat hébreu s'inquiète des éventuelles ambitions nucléaires de Téhéran, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad ayant notamment plusieurs fois appelé à "rayer" Israël de la carte.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a entamé lundi une visite à Moscou, afin de persuader les dirigeants russes de se montrer plus fermes vis-à-vis de l'Iran, alors que la Russie donne des signes d'impatience envers Téhéran et son programme nucléaire controversé.
M. Netanyahu a rencontré en début d'après-midi le président russe, Dmitri Medvedev, mais ils n'ont évoqué publiquement que le rôle de l'URSS dans la victoire contre l'Allemagne nazie, ne mentionnant pas l'Iran.
"Nous nous apprêtons à célébrer le 65e anniversaire de la victoire sur le fascisme. C'est une victoire commune", a déclaré le président russe.
"Vous avez raison lorsque vous parlez de la...