Le cessez-le-feu annoncé jeudi soir entre l'armée et la rébellion chiite dans le nord du Yémen semblait respecté vendredi matin, a-t-on appris de sources militaires.
"Le calme règne sur tous les fronts: à Saada (240 km au nord de Sanaa), Malahiz et Harf Soufyane", théâtre depuis six mois de combats entre l'armée et les rebelles, a déclaré à l'AFP une source militaire sur le terrain.
Une autre source a assuré à l'AFP que l'aviation yéménite avait cessé ses sorties au-dessus de la zone des combats depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu à minuit (jeudi 21H00 GMT).
Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a annoncé jeudi soir un cessez-le-feu et le chef de la rébellion Abdel Malek al-Houthi a ordonné à ses hommes de le respecter.
Plusieurs militaires basés dans le nord du pays interrogés par l'AFP ont confirmé que le cessez-le-feu était respecté.
"Nous demeurons dans nos positions et nous avons le doigt sur la gâchette", a cependant affirmé l'un d'eux, qui a refusé d'être identifié, traduisant la méfiance de la troupe à l'égard des rebelles.
Des sources militaires ont également indiqué avoir relevé des mouvements des rebelles qui procédaient au déminage et à la réouverture des routes, selon les termes du cessez-le-feu.
L'annonce du cessez-le-feu est intervenue après l'acceptation par les rebelles des six conditions posées par le gouvernement pour l'arrêt des hostilités qui durent depuis le 11 août dans la province de Saada, fief des rebelles et limitrophe de l'Arabie saoudite.
Le gouvernement exigeait des rebelles d'"observer un cessez-le-feu, d'ouvrir les routes, de déminer et d'évacuer les hauteurs", de "se retirer des bâtiments publics et ne pas intervenir dans le fonctionnement de l'administration locale", de "restituer les biens publics et les armes saisies", de "libérer les détenus civils et militaires, y compris les Saoudiens", et de "respecter la loi et la Constitution".
Il demandait également que les rebelles s'engagent aussi à "ne plus agresser" l'Arabie saoudite, qui était intervenue dans le conflit début novembre après la mort d'un de ses gardes-frontières, tué par des rebelles infiltrés sur le territoire saoudien.
La rébellion zaïdite, une branche du chiisme, avait répondu positivement à ces exigences.
"Le calme règne sur tous les fronts: à Saada (240 km au nord de Sanaa), Malahiz et Harf Soufyane", théâtre depuis six mois de combats entre l'armée et les rebelles, a déclaré à l'AFP une source militaire sur le terrain.
Une autre source a assuré à l'AFP que l'aviation yéménite avait cessé ses sorties au-dessus de la zone des combats depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu à minuit (jeudi 21H00 GMT).
Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a annoncé jeudi soir un cessez-le-feu et le chef de la...

