L'Iran a la capacité de fabriquer des plaques de combustible pour son réacteur de recherche de Téhéran en quelques mois à partir d'un uranium enrichi à 20%, a affirmé jeudi le chef de l'Organisation de l'énergie atomique iranienne, rejetant les doutes de certains pays occidentaux.
"Ils (Occidentaux) ont commencé à dire que nous n'étions pas capables de produire des plaques de combustible", a déclaré Ali Akbar Salehi, le chef de l'OIEA à la télévision iranienne.
"Même le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner, qui est un médecin, a déclaré que nous n'en étions pas capables. Mais je dis à M. Kouchner d'attendre quatre ou cinq mois et il verra si nous en sommes capables ou pas", a-t-il ajouté.
Les Iraniens "ne savent pas fabriquer du combustible" pour leur réacteur nucléaire de recherche à partir d'uranium enrichi à 20%, avait affirmé lundi M. Kouchner.
"Enrichir l'uranium est contraire à toutes les résolutions du Conseil de sécurité. Ils n'ont pas l'usage d'un uranium enrichi puisque nous croyons qu'ils ne peuvent pas fabriquer du combustible", avait-il insisté, en concluant: "Tout cela n'est pas sérieux et nous ne pouvons pas appliquer autre chose hélas que des sanctions puisque la négociation n'est pas possible".
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a annoncé lundi la décision de l'Iran de démarrer la production d'uranium enrichi à 20%, qui a commencé mardi au site d'enrichissement de Natanz (centre).
M. Ahmadinejad a annoncé jeudi que le premier chargement de l'uranium enrichi à 20% avait été "produit", mais l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA) qui supervise l'usine de Natanz a mis en doute cette déclaration en affirmant que cette production ne commencerait que "dans quelques jours".
"Malgré le fait qu'il s'agit de notre première expérience, le processus a fonctionné parfaitement", a déclaré M. Salehi, en répétant que le premier chargement "avait été produit en 48 heures".
"Ils (Occidentaux) ont commencé à dire que nous n'étions pas capables de produire des plaques de combustible", a déclaré Ali Akbar Salehi, le chef de l'OIEA à la télévision iranienne.
"Même le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner, qui est un médecin, a déclaré que nous n'en étions pas capables. Mais je dis à M. Kouchner d'attendre quatre ou cinq mois et il verra si...

