La France a réclamé à nouveau jeudi que l'Iran respecte ses obligations internationales en matière nucléaire en demandant à Téhéran "une réponse sérieuse" à la proposition internationale qui lui a été faite de lui fournir du combustible pour son réacteur de recherche.
"La communauté internationale serait rassurée si l'Iran respectait ses obligations internationales, coopérait effectivement avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA)", a déclaré lors d'un point-presse le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero.
Il était interrogé pour savoir si la France trouvait rassurantes les déclarations jeudi du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, assurant que l'Iran n'entendait pas enrichir de l'uranium "à plus de 80%" (le niveau requis pour une bombe nucléaire), pas plus qu'il ne voulait acquérir l'arme atomique.
La communauté internationale serait aussi rassurée si l'Iran "apportait enfin une réponse sérieuse à la proposition d'accord que l'AIEA lui a présentée en octobre 2009 pour lui fournir le combustible nécessaire au fonctionnement du réacteur de recherche de Téhéran (TRR)", a précisé Bernard Valero.
L'AIEA a proposé à l'Iran d'enrichir à 19,75% en Russie 1.200 kg de son stock d'uranium faiblement enrichi à 3,5%, puis de le transformer en France en quatre coeurs nucléaires pour son réacteur de recherche. Les coeurs nucléaires de ce réacteur arrivent en fin de vie à la fin de l'année. Le stock d'uranium enrichi faiblement par l'Iran était estimé à l'automne, lors de la proposition de l'AIEA, à quelque 1.500 kilos.
"La communauté internationale serait rassurée si l'Iran respectait ses obligations internationales, coopérait effectivement avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA)", a déclaré lors d'un point-presse le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero.
Il était interrogé pour savoir si la France trouvait rassurantes les déclarations jeudi du...

