Selon des témoins, les forces de l'ordre ont procédé à de nombreuses arrestations parmi les partisans de l'opposition qui continue de contester la légitimité de la réélection en juin 2009 du président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad.
M. Karoubi, ex-chef réformateur du Parlement, n'a pas été blessé dans l'attaque de sa voiture sur la place Sadeghieh (sud-ouest de Téhéran), où des heurts opposaient ses partisans à des manifestants pro-gouvernementaux et à la police, selon le site de l'opposition Rahesabz et son fils, Hossein Karoubi. Ce dernier a indiqué à l'AFP que plusieurs gardes du corps de son père avaient été blessés. Son frère, Ali, a été arrêté.
Les partisans de M. Karoubi, candidat malheureux au scrutin de juin, s'étaient rassemblés sur cette place avant de se joindre aux cortèges convergeant vers la grande place Azadi où M. Ahmadinejad s'est adressé à la nation.
La police a tiré des gaz lacrymogènes pour les disperser et tiré en l'air des coups d'armes à air comprimé, selon un témoin. Les opposants ont aussi été attaqués par des hommes en civil portant des bâtons et des barres de fer, apparemment des miliciens, a-t-il ajouté.
La voiture de M. Khatami a été de son côté attaquée alors que ce dernier se rendait aux commémorations officielles de la révolution islamique, mais l'ex-président réformateur n'a pas été non plus blessé, selon Rahesabz. Le frère de M. Khatami, Mohammad Reza Khatami, et sa femme Zahra, petite-fille de l'ayatollah Khomeiny, fondateur de la République islamique, ont été brièvement arrêtés, toujours selon le site.
Le pouvoir avait averti qu'il ne tolèrerait pas de voix discordantes lors des manifestations du 11 février, destinées traditionnellement à affirmer l'unité et le soutien populaire du régime islamique.
L'opposition a fait état d'autres accrochages entre ses partisans et la police notamment sur les places Haft-e-Tir et Vanak.
Selon Rahesabz, "des milliers et des milliers de partisans du mouvement vert (couleur de l'opposition) sont descendus dans les rues", arborant des signes verts en protestation. Mais cette information n'a pas pu être confirmée, les journalistes des médias étrangers ayant été interdits de couvrir les défilés.
Des manifestations à répétition de l'opposition depuis juin ont entraîné des dizaines de morts et des milliers d'arrestations en Iran, où les autorités ont exécuté deux opposants et en a condamné dix à mort.
Les dernières manifestations de l'opposition, à l'occasion du deuil chiite d'Achoura le 27 décembre, avaient fait huit morts et un millier d'arrestations. L'opposition, interdite de manifestation, tente de profiter systématiquement de tous les rassemblements officiels pour se faire entendre.
Selon des témoins, les forces de l'ordre ont procédé à de nombreuses arrestations parmi les partisans de l'opposition qui continue de contester la légitimité de la réélection en juin 2009 du président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad.
M. Karoubi, ex-chef réformateur du Parlement, n'a pas été blessé dans l'attaque de sa voiture sur la place Sadeghieh (sud-ouest de Téhéran), où des heurts opposaient ses partisans à des manifestants pro-gouvernementaux et à la police, selon le site de l'opposition Rahesabz et son fils, Hossein Karoubi. Ce dernier a indiqué à l'AFP que plusieurs gardes du corps de son père avaient été blessés. Son frère, Ali, a été...

