L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a annoncé mardi la présence d'une équipe d'inspecteurs sur le site de Natanz, où Téhéran a débuté le processus d'enrichissement de son uranium à 20%.
"Je peux confirmer que des inspecteurs sont présents aujourd'hui à Natanz", a indiqué un porte-parole de l'agence onusienne à l'AFP.
Il a ajouté qu'il était trop tôt pour pouvoir fournir des détails sur les éléments observés par ces inspecteurs sur place. "Ce qu'ils auront trouvé et leurs conclusions feront l'objet d'un rapport au conseil des gouverneurs", a ajouté le porte-parole.
L'Iran a affirmé mardi matin avoir débuté le processus d'enrichissement de son uranium faiblement enrichi à un niveau de 20% sur ce site de Natanz alors que la communauté internationale menace le régime islamique de sanctions renforcées s'il persistait à vouloir procéder à cette production en Iran même.
L'AIEA a précisé de son côté que ses inspecteurs effectuaient des missions régulières à Natanz dans le cadre des activités de surveillance des opérations d'enrichissement de l'uranium par l'Iran. L'équipe sur place actuellement n'est donc pas, selon le porte-parole, une équipe envoyée spécialement pour surveiller ces nouvelles opérations d'enrichissement.
L'agence onusienne enquête depuis plus de six ans sur la véritable nature du programme nucléaire iranien, que les puissances occidentales soupçonnent de cacher un objectif militaire alors que le régime islamique affirme qu'il vise uniquement à produire de l'énergie.
Des inspecteurs de l'AIEA se rendent ainsi régulièrement en mission de routine en Iran, "plus ou moins une semaine sur deux" selon le porte-parole, afin de surveiller toutes les activités nucléaires de la république islamique.
Des données recueillies lors de l'inspection en cours actuellement pourraient figurer dans le rapport de l'AIEA attendu par les membres du conseil des gouverneurs de l'agence la semaine prochaine, ont indiqué des diplomates à Vienne.
Cependant, vu les brefs délais depuis l'annonce du début du processus d'enrichissement, il semble peu probable que ce rapport contiendra des éléments très détaillés, selon la même source.
D'ailleurs à Téhéran, le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA), Ali Akbar Salehi, a souligné que "la cascade (servant à enrichir à 20% dans 164 centrifugeuses) est plus à l'échelle d'un laboratoire" que d'une usine.
"Cette cascade produira 3 à 5 kilos d'uranium enrichi à 20% par mois pour notre réacteur de recherche de Téhéran, ce qui est le double de nos besoins", a ajouté M. Salehi rappelant que ce réacteur servait à produire notamment des isotopes entrant dans le traitement de certains cancers.
"Je peux confirmer que des inspecteurs sont présents aujourd'hui à Natanz", a indiqué un porte-parole de l'agence onusienne à l'AFP.
Il a ajouté qu'il était trop tôt pour pouvoir fournir des détails sur les éléments observés par ces inspecteurs sur place. "Ce qu'ils auront trouvé et leurs conclusions feront l'objet d'un rapport au conseil des gouverneurs", a ajouté le porte-parole.
L'Iran a affirmé mardi matin avoir débuté le processus d'enrichissement de son...

