Rechercher
Rechercher

Dernières Infos

Khartoum accuse la CPI de vouloir compromettre les élections

Le gouvernement soudanais a accusé mercredi la Cour pénale internationale de vouloir compromettre les élections d'avril et le dialogue avec la rébellion du Darfour, en réexaminant l'accusation de génocide qui ne fait pas partie du mandat d'arrêt contre le président Omar el-Béchir.

"La CPI veut compromettre le processus politique au Soudan et les négociations en cours à Doha", a déclaré à l'AFP Kamal Obeid, ministre d'Etat à l'Information et porte-parole du gouvernement.

"Le moment choisi pour annoncer cette décision montre que la CPI veut stopper le développement politique au Soudan", a-t-il ajouté.

La chambre d'appel de la CPI a ordonné mercredi aux juges de première instance de la Cour pénale internationale de réexaminer leur décision de ne pas retenir le génocide dans leur mandat d'arrêt contre M. Béchir.

Ces juges avaient émis le 4 mars 2009 un mandat d'arrêt contre le président soudanais pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité au Darfour (ouest du Soudan) mais n'avaient pas retenu le génocide demandé par le procureur Luis Moreno-Ocampo qui avait interjeté appel en juillet 2009.

Le Soudan se dirige vers ses premières élections multipartites -législatives, présidentielle et régionales- depuis 1986.

Le gouvernement et des mouvements rebelles du Darfour sont actuellement à Doha pour discuter avec le négociateur de l'Union africaine et de l'ONU, Djibril Bassolé, et les médiateurs qatariotes afin de trouver un terrain d'entente avant d'entamer d'éventuelles négociations de paix.

La guerre civile au Darfour a fait depuis 2003 300.000 morts selon les estimations de l'ONU - 10.000 d'après Khartoum.

Le gouvernement soudanais a accusé mercredi la Cour pénale internationale de vouloir compromettre les élections d'avril et le dialogue avec la rébellion du Darfour, en réexaminant l'accusation de génocide qui ne fait pas partie du mandat d'arrêt contre le président Omar el-Béchir.
"La CPI veut compromettre le processus politique au Soudan et les négociations en cours à Doha", a déclaré à l'AFP Kamal Obeid, ministre d'Etat à l'Information et porte-parole du gouvernement.
"Le moment choisi pour annoncer cette décision montre que la CPI veut stopper le développement politique au Soudan", a-t-il ajouté.
La chambre d'appel de la CPI a ordonné mercredi aux juges de première instance de la Cour pénale...