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Ethiopian Airlines vante son bon bilan jusqu'ici en matière de sécurité

Ethiopian Airlines, dont l'un des appareils s'est abîmé lundi au large du Liban, s'est imposée depuis sa mise en service en 1946 comme l'une des plus trois plus importantes compagnies aériennes africaines et jouit d'une bonne réputation internationale en matière de sécurité.

"Les accidents d'avion causés par une erreur de pilotage, ou de maintenance, sont inexistants dans l'histoire d'Ethiopian Airlines", a déclaré lundi à la presse à Addis Abeba son PDG, Girma Wake.

M. Girma a assuré qu'aucun problème d'ordre mécanique n'avait été signalé lors d'un contrôle de routine la veille a Addis Abeba, ni au moment du décollage à Beyrouth.

Le PDG de la compagnie éthiopienne s'est dit convaincu que le pilote du Boeing 737, qui s'est écrasé avec 9O personnes à bord peu après le décollage de Beyrouth, était très expérimenté et aurait refusé de décoller s'il avait jugé les conditions météorologiques impropres. Le ministre libanais de la Défense, Elias Murr, a estimé à Beyrouth que "le mauvais temps était manifestement la cause du crash".

Le Boeing 737-800 avait été fabriqué en 2002 et acquis en leasing par Ethiopian Airlines en septembre dernier auprès de la société américaine CIT Aerospace. Son dernier examen technique approfondi avait été mené le mois dernier.

Jusqu'ici, Ethiopian pouvait se prévaloir d'un bon bilan en matière de sécurité.

Hormis un atterrissage d'urgence début janvier qui n'a pas fait de blessés, les précédents incidents ou accidents remontent à plus de 10 ans.

L'accident au large de Beyrouth est le troisième mortel de l'histoire de Ethiopian Airlines, fondée il y a 76 ans, a indiqué à l'AFP Aram Gesar, directeur éditorial de la publication spécialisée Airguide business.

Le 11 janvier, un Boeing 757 éthiopien avait effectué, de nuit, un atterrissage d'urgence à l'aéroport de Malte. L'avion, en route d'Addis Abeba vers Rome avec 180 passagers, avait atterri sans encombre après que le pilote eut signalé un problème sur l'un des deux moteurs.

En novembre 1996, un appareil reliant la capitale éthiopienne à Nairobi avait été détourné par trois pirates de l'air éthiopiens qui réclamaient l'asile politique. A court de carburant, l'avion s'était écrasé dans l'océan Indien au large des Comores, faisant 125 tués sur les 175 personnes à bord.

En septembre 1988, un Boeing 737 de la compagnie s'était écrasé à Bahar Dar en Ethiopie, des oiseaux ayant été aspirés par les deux moteurs en phase de décollage. Trente-et-une des 105 personnes à bord avaient péri dans cet accident.

La compagnie nationale éthiopienne, propriété de l'Etat, dessert actuellement 56 destinations internationales et opère 555 vols internationaux hebdomadaires, dont 210 depuis Addis Abeba.

Sacrée meilleure compagnie aérienne africaine en 2008, Ethiopian Airlines dispose d'une flotte opérationnelle de 37 appareils, dont, jusqu'à l'accident de lundi, trois 737-800 pouvant accueillir 189 passagers.

Sur son site internet, ce concurrent direct de South African Airways et de Kenya Airways se fixe comme objectif pour 2010 des recettes d'un milliard de dollars et l'augmentation de ses dessertes à 60 destinations.

La semaine dernière, l'avionneur américain Boeing a annoncé la commande par Ethiopian de 10 appareils 737-800 nouvelle génération, un contrat évalué à 767 millions de dollars.

Ethiopian Airlines, dont l'un des appareils s'est abîmé lundi au large du Liban, s'est imposée depuis sa mise en service en 1946 comme l'une des plus trois plus importantes compagnies aériennes africaines et jouit d'une bonne réputation internationale en matière de sécurité.
"Les accidents d'avion causés par une erreur de pilotage, ou de maintenance, sont inexistants dans l'histoire d'Ethiopian Airlines", a déclaré lundi à la presse à Addis Abeba son PDG, Girma Wake.
M. Girma a assuré qu'aucun problème d'ordre mécanique n'avait été signalé lors d'un contrôle de routine la veille a Addis Abeba, ni au moment du décollage à Beyrouth.
Le PDG de la compagnie éthiopienne s'est dit...