Rechercher
Rechercher

Dernières Infos

Les "pays amis" d'Haïti lundi au Canada pour parler aide et reconstruction

Les "pays amis" d'Haïti, dont les Etats-Unis, la France et le Brésil, tiendront lundi à Montréal une réunion d'urgence pour coordonner leur aide fournie à Port-au-Prince et préparer une conférence sur la reconstruction du pays dévasté par le séisme du 12 janvier.

La coordination des efforts internationaux pour répondre à la catastrophe ayant fait au moins 75.000 morts, 250.000 blessés et 1 million de sans-abri est d'une importance cruciale, les structures de l'Etat haïtien, les routes et les communications étant détruites ou hors service.

Accessoirement, cette réunion, à laquelle participent notamment la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton et le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner, devrait offrir aux Etats-Unis l'occasion de confirmer leur rôle central et de facto dirigeant, illustré par un effort humain et financier considérable, dans la réaction de la communauté internationale.

Des tensions, vite démenties, étaient apparues il y a une semaine entre Washington et Paris sur fond d'encombrement de l'aéroport de Port-au-Prince, dont les Etats-Unis contrôlent le fonctionnement, tandis que des dirigeants anti-américains du Venezuela, du Nicaragua et de la Bolivie ont dénoncé la présence militaire de la superpuissance sur le sol haïtien.

Ces trois pays latino-américains ne figurent pas sur la liste provisoire des participants à la conférence de Montréal, où l'on attend en revanche l'Argentine, le Brésil, le Chili, le Pérou, l'Urugyay, le Mexique et le Costa-Rica, ainsi que l'Espagne.

Le Canada et les Etats-Unis devaient examiner par avance leurs positions respectives, le chef de la diplomatie canadienne Lawrence Cannon devant rencontrer Mme Clinton vendredi à Washington.

C'est M. Cannon qui présidera la rencontre de Montréal qui, indique-t-on à son ministère, est une réunion d'urgence, de travail, sans protocole.

Elle se déroulera au siège de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) à Montréal, ville qualifiée de deuxième capitale haïtienne.

De fait, la métropole québécoise abrite la plus grande communauté d'origine haïtienne du Canada, forte de près de cent mille personnes, les immigrés étant attirés par la province francophone qui entretient avec leur pays une relation particulière, illustrée par la présence de nombreux intellectuels et artistes venus de l'île des Caraïbes.

Cette relation se reflète dans le nombre considérable de Canadiens portés disparus en Haïti, plus de 300 personnes jeudi, dont un certain nombre risquent de s'ajouter à terme au bilan des 14 morts confirmés.

Le Canada, dont le chef de l'Etat, la gouverneure générale Michaëlle Jean est d'origine haïtienne, a fourni une aide massive à Port-au-Prince.

Sa contribution a atteint en dix jours près de 135 millions de dollars canadiens (129 M USD), sans compter près de 60 millions de dons privés.

Et Ottawa a mis en place un pont aérien pour acheminer de l'aide humanitaire et médicale, envoyant aussi en Haïti deux navires de guerre et un cargo affrété pour transporter du matériel de travaux publics.

S'il a promis d'accélérer le traitement des demandes de réunification familiale et des adoptions, le gouvernement d'Ottawa a refusé de modifier les critères d'immigration et d'ouvrir largement ses frontières aux Haïtiens que leurs proches au Canada voudraient accueillir.

Mais le Québec, qui bénéficie d'une certaine marge de manoeuvre, a décidé d'élargir le groupe de parents pouvant rejoindre leurs proches établis dans la province.

Les "pays amis" d'Haïti, dont les Etats-Unis, la France et le Brésil, tiendront lundi à Montréal une réunion d'urgence pour coordonner leur aide fournie à Port-au-Prince et préparer une conférence sur la reconstruction du pays dévasté par le séisme du 12 janvier.
La coordination des efforts internationaux pour répondre à la catastrophe ayant fait au moins 75.000 morts, 250.000 blessés et 1 million de sans-abri est d'une importance cruciale, les structures de l'Etat haïtien, les routes et les communications étant détruites ou hors service.
Accessoirement, cette réunion, à laquelle participent notamment la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton et le chef de la diplomatie française...