Des députés arabes israéliens et l'opposition de gauche en Israël ont protesté mercredi contre le feu vert du ministre de la Défense Ehud Barak à la transformation d'un institut universitaire établi dans une colonie de Cisjordanie en une université à part entière.
"Cette décision constitue une faillite morale pour le gouvernement qui va isoler encore plus Israël et ses universités sur la scène internationale", a accusé Haïm Oron, le chef du petit parti de gauche laïque Meretz.
"La décision de M. Barak est contraire aux lois internationales. Cet institut est une colonie illégale", a déploré Jamel Zahalka, député du parti arabe Balad.
"Cette décision va renforcer le boycott universitaire d'Israël dans le monde", a renchéri son collègue Amed Tibi, député arabe du parti Raam-Taal.
Selon un porte-parole du ministère de la Défense, interrogé par l'AFP, l'institut scolaire d'Ariel, une colonie du nord de la Cisjordanie, va être reconnu comme centre universitaire, ce qui ouvre la voie à l'obtention du statut d'université.
Cet institut, qui accueille plus de 10.000 étudiants israéliens à Ariel --mais aucun Palestinien-- une des principales colonies juives, aspire depuis des années à devenir officiellement la huitième université d'Israël.
En 2005, le gouvernement israélien avait voté en faveur de la création de deux nouvelles universités, l'une en Galilée (nord), l'autre à Ariel.
Mais le ministère de la Défense, qui est responsable de la gestion des colonies de Cisjordanie occupée, n'avait jamais encore mis en oeuvre cette décision gouvernementale.
Pour que l'institut scolaire d'Ariel devienne véritablement une université, il faut encore l'accord du conseiller juridique du gouvernement de Benjamin Netanyahu.
Créé en 1982 comme filiale de l'Université de Bar Ilan, près de Tel-Aviv, cet établissement offre à ses étudiants la possibilité d'obtenir des diplômes universitaires reconnus en Israël.
"Cette décision est un clair encouragement à la poursuite de la présence juive en Judée-Samarie (ndlr: nom biblique de la Cisjordanie)", s'est félicité le député Alex Miller, du parti nationaliste Israël Beiteinou, lui même résident d'Ariel.
"Cette décision constitue une faillite morale pour le gouvernement qui va isoler encore plus Israël et ses universités sur la scène internationale", a accusé Haïm Oron, le chef du petit parti de gauche laïque Meretz.
"La décision de M. Barak est contraire aux lois internationales. Cet institut est une colonie illégale", a déploré Jamel Zahalka, député du parti arabe Balad.
"Cette décision va renforcer le boycott...

