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Abou Dhabi : des dirigeants mondiaux plaident pour les énergies renouvelables

Des participants à un forum sur les énergies renouvelables, qui s'est ouvert lundi dans l'émirat pétrolier d'Abou Dhabi, ont plaidé en faveur du développement des énergies propres face au réchauffement climatique.

"Si nous n'agissons pas maintenant, nos barrières de corail vont disparaître, la chaleur dans les pays désertiques deviendra insupportable et des pays comme les Maldives vont disparaître sous la montée du niveau des océans", a averti Mohammed Nasheed, le président de l'archipel des Maldives menacé d'être submergé par l'océan Indien.

"La question du changement climatique n'est pas un problème du même ordre que les autres, comme le commerce ou le désarmement. Nous n'avons pas de temps pour des discussions interminables", a dit M. Nasheed, en référence au sommet sur le climat de Copenhague qui s'est achevé sans accord contraignant.

"L'accord de Copenhague, sous sa forme actuelle, n'empêchera pas un changement climatique catastrophique, a-t-il ajouté. Notre défi cette année, et l'année prochaine, est donc de renforcer cet accord".

Pour sa part, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a exposé l'expérience de son pays qui veut, selon lui, que la part des énergies renouvelables soit portée de 20 à 30% en 2023.

Il a aussi affirmé que la Turquie contribuait à la sécurité énergétique de l'Europe à travers le projet Nabucco de transport de gaz à travers son territoire, vers le Vieux continent.

Le prince Frederik du Danemark a souligné la présence de sociétés commerciales au Forum, qui "prouve que la technologie verte n'est pas seulement bonne pour l'environnement mais aussi pour le commerce" avec "un potentiel significatif pour l'emploi".

La polémique est venue du ministre qatari de l'énergie, Abdallah ben Hamad al-Attiyah, qui s'est élevé contre le qualificatif d"'alternative" pour parler de l'énergie renouvelable.

"Je ne suis pas contre les énergies renouvelables, je n'aime pas le terme +alternative+, a affirmé le ministre, dont le pays est le premier exportateur de gaz naturel liquéfié avec environ 15% des réserves mondiales.

"Nous avons besoin de plusieurs (sources d'énergie) mais nous ne devons pas éliminer les unes ou les autres", a-t-il dit.

Le forum "World Future Energy Summit" se tient jusqu'à jeudi à Abou Dhabi, choisie en 2009 pour accueillir l'Institut international pour les énergies renouvelables (Irena).

L'émirat, qui possède 95% des réserves prouvées de la fédération, est à l'initiative du projet de ville à zéro émission de gaz carbonique, Masdar, qui doit à terme abriter 50.000 personnes. Masdar accueillera le quartier général de l'Irena et des instituts de recherche, afin de faire d'Abou Dhabi le leader dans les énergies renouvelables.

Des participants à un forum sur les énergies renouvelables, qui s'est ouvert lundi dans l'émirat pétrolier d'Abou Dhabi, ont plaidé en faveur du développement des énergies propres face au réchauffement climatique.
"Si nous n'agissons pas maintenant, nos barrières de corail vont disparaître, la chaleur dans les pays désertiques deviendra insupportable et des pays comme les Maldives vont disparaître sous la montée du niveau des océans", a averti Mohammed Nasheed, le président de l'archipel des Maldives menacé d'être submergé par l'océan Indien.
"La question du changement climatique n'est pas un problème du même ordre que les autres, comme le commerce ou le désarmement. Nous n'avons pas de...