Le procès de sept responsables de la petite communauté religieuse iranienne bahaïe accusés notamment d'"espionnage" au profit d'Israël s'est ouvert mardi à Téhéran, a annoncé l'agence de presse ISNA.
"La première audience de sept dirigeants du groupe illégal des bahaïs arrêtés en mai 2008 a eu lieu aujourd'hui en présence de leurs avocats devant le tribunal révolutionnaire de Téhéran", a indiqué ISNA.
Les sept bahaïs sont accusés "d'espionnage au profit de l'étranger, coopération avec le régime d'occupation de Qods (ndlr: Israël), réunions visant à porter atteinte à la sécurité nationale et corruption sur la terre", a précisé l'agence en citant l'arrêt du tribunal.
Selon la loi islamique en vigueur en Iran, la crime de "corruption sur la terre" est passible de la peine de mort.
La justice s'appuie notamment sur des "preuves et des aveux" selon lesquels les sept bahaïs poursuivis ont "eu des réunions avec des ambassadeurs de différents pays occidentaux, discutant avec eux d'informations et d'actions", selon l'arrêt du tribunal cité par ISNA qui ne donne pas plus de détails.
Le procès de ces sept bahaïs, initialement prévu en août, avait été repoussé à la demande de la défense.
La communauté bahaï compte quelque 300.000 fidèles en Iran, où elle est apparue au 19e siècle. Les bahaïs considèrent Bahaullah, né en 1817, comme le dernier prophète envoyé par Dieu sur terre, alors que pour les musulmans le dernier prophète est Mahomet.
Hérétiques aux yeux de l'islam, les bahaïs ont été régulièrement persécutés, notamment par la République islamique qui considère cette communauté comme un foyer d'opposants et d'"espions" d'Israël.
"Toutes les activités de la secte interdite des bahaïs en Iran sont orchestrées par son centre Beyt-ol Adl (maison de justice) basé en Israël", a réaffirmé l'arrêt de la cour.
Au moins une dizaine de responsables bahaïs ont été par ailleurs arrêtés après les manifestations anti-gouvernementales du 27 décembre dernier, lors d'un coup de filet qui a visé une centaine de responsables de l'opposition, intellectuels, journalistes ou militants des droits de l'Homme.
Ces bahaïs devraient être également jugés cette semaine, selon les indications données la semaine dernière par le procureur de Téhéran.
"La première audience de sept dirigeants du groupe illégal des bahaïs arrêtés en mai 2008 a eu lieu aujourd'hui en présence de leurs avocats devant le tribunal révolutionnaire de Téhéran", a indiqué ISNA.
Les sept bahaïs sont accusés "d'espionnage au profit de l'étranger, coopération avec le régime d'occupation de Qods (ndlr: Israël), réunions visant à porter atteinte à la sécurité nationale et corruption sur la terre", a précisé...

