"Les attaques contre le Liban sont du terrorisme (...) Nous devons résister côte à côte aux plans de l'ennemi. Nous devons stopper Israël", a dit M. Hariri, en visite en Turquie, pendant une conférence de presse commune avec son homologue turc.
Pour M. Erdogan, qui dirige un pays dont les relations avec son allié israélien se sont nettement refroidies depuis le début de l'an dernier, la Turquie "ne restera jamais silencieuse" face aux violations par l'aviation israélienne de l'espace aérien libanais, une action "inacceptable" et "menaçant la sécurité globale".
Le Premier ministre turc s'est aussi interrogé sur une attaque d'Israël dimanche dans la bande de Gaza, qui, selon l'armée israélienne, visait des extrémistes préparant une attaque.
"Est-ce que le gouvernement israélien est en faveur de la paix ou pas ? Gaza a de nouveau été bombardé hier, pourquoi ?", s'est demandé M. Erdogan, qui a affirmé qu'il n'y avait pas eu de tirs de roquettes de ce territoire contrôlé par le mouvement radical Hamas vers le territoire israélien.
Les Israéliens "disposent de capacités (militaires ) disproportionnées et ils s'en servent (...) Nous ne pouvons approuver une telle attitude", a martelé M. Erdogan, accusant l'État hébreu de ne pas respecter les résolutions de l'ONU à cet égard.
L'offensive israélienne meurtrière contre le Hamas à Gaza pendant l'hiver dernier avait suscité de vives critiques côté turc et un refroidissement considérable des relations bilatérales.
Au sujet de l'Iran, le Premier ministre turc a une nouvelle fois reproché aux puissances occidentales de s'en prendre au programme nucléaire de Téhéran mais de tolérer d'autre part l'attitude d'Israël, seul État de la région à posséder, selon les experts, un arsenal nucléaire.
"Israël dispose de l'arme nucléaire. Ceux qui mettent en garde l'Iran doivent faire de même pour Israël", a-t-il ajouté.
La Turquie et le Liban ont par ailleurs signé lundi une série d'accords de coopération, dont l'un supprime les visas entre les deux pays.
La Turquie a déjà supprimé les visas, en vertu d'accords mutuels, avec plusieurs pays arabes, dont la Syrie.
Au cours de cette visite de trois jours, M. Hariri est attendu mardi à Istanbul, capitale économique du pays.
Pour M. Erdogan, qui dirige un pays dont les relations avec son allié israélien se sont nettement refroidies depuis le début de l'an dernier, la Turquie "ne restera jamais silencieuse" face aux violations par l'aviation israélienne de l'espace aérien libanais, une action "inacceptable" et "menaçant la sécurité globale".
Le Premier ministre turc s'est aussi interrogé sur une attaque d'Israël dimanche dans la bande de Gaza, qui, selon l'armée israélienne, visait des...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine