La police a annoncé vendredi l'arrestation des responsables présumés de la fusillade de mercredi contre la communauté chrétienne copte de Nagaa Hamadi, une localité de Haute-Egypte où la tension et l'inquiétude restent vives.
Les boutiques sont restées fermées, malgré l'annonce par le ministère de l'Intérieur que les trois "criminels" qui ont tué six coptes et un policier musulman lors des fêtes du Noël copte "se sont rendus vendredi matin".
Les musulmans qui se sont rendus dans les mosquées pour la prière se sont ensuite rapidement dispersés dans les rues, surveillées par de nombreux policiers en civil.
Mercredi soir, les assaillants, à bord d'une voiture, ont ouvert le feu près de deux églises et d'un centre commercial de cette ville du gouvernorat de Qena, à quelque 700 km au sud du Caire. Ils ont aussi tiré sur un couvent et les bâtiments de l'évêché.
Après l'attaque, les forces de sécurité avaient ratissé les plantations de canne à sucre de la région à la recherche des auteurs de cette fusillade qui visait notamment des fidèles sortant de la messe à la veille du Noël copte célébré le 7 janvier.
Les trois hommes -identifiés comme Mohammed el-Kawmi, Kurshi Aboul Haggag et Hindawi Hassan- ont un casier judiciaire, selon le ministère.
Les funérailles, jeudi, avaient été marquées par des heurts entre manifestants coptes et forces de l'ordre.
Vendredi, aucun incident violent n'était signalé mais les habitants de Nagaa Hamadi ne cachaient pas leurs craintes de nouveaux heurts ou de nouvelles agressions.
"Les musulmans et les chrétiens ont peur. Nos commerces vont devoir rester fermés, c'est un désastre pour tout le monde. Mes enfants vont rester à la maison quelques jours", affirme Ashraf Mohamed, un boucher musulman du centre-ville.
"Nous sommes tous nerveux. Nul ne sait ce qui peut arriver", affirme un de ses voisins, en ne donnant que son prénom, Hani. "Les gens ont trop peur pour aller à l'église", assure une passante copte, sans donner son nom.
L'évêque de la ville, Anba Kirolos, affirme qu'il avait prévenu les autorités des risques de violences contre sa communauté. "J'écoute la rue, les gens viennent me voir, les rumeurs me parviennent rapidement", déclare-t-il.
Mrg Kirolos soupçonne aussi le principal responsable de la tuerie d'avoir agi pour le compte des commanditaires: "Ce n'est pas un homme religieux, c'est quelqu'un qui loue ses services".
L'évêque a encore déclaré à l'AFP qu'il avait par précaution décidé de raccourcir la messe de Noël et de demander à ses prêtres de ne pas y assister, afin de réduire la foule présente.
Il a confirmé que certains fidèles avaient reçu ces derniers jours des menaces par téléphone.
La police suspecte cette fusillade d'être liée au viol en novembre dernier dans la région d'une fillette musulmane par un jeune copte, une agression qui a déjà provoqué des actes de violence contre la communauté copte.
La fusillade de mercredi soir est la plus meurtrière commise contre les chrétiens d'Egypte, depuis des affrontements de janvier 2000 en Haute-Egypte où vingt coptes avaient été tués.
La police a annoncé vendredi l'arrestation des responsables présumés de la fusillade de mercredi contre la communauté chrétienne copte de Nagaa Hamadi, une localité de Haute-Egypte où la tension et l'inquiétude restent vives.
Les boutiques sont restées fermées, malgré l'annonce par le ministère de l'Intérieur que les trois "criminels" qui ont tué six coptes et un policier musulman lors des fêtes du Noël copte "se sont rendus vendredi matin".
Les musulmans qui se sont rendus dans les mosquées pour la prière se sont ensuite rapidement dispersés dans les rues, surveillées par de nombreux policiers en civil.
Mercredi soir, les assaillants, à bord d'une voiture, ont ouvert le feu près de deux...

