Lisant un communiqué préparé par les pays africains, un journaliste nigérian a insisté sur une stratégie visant à concurrencer les médias occidentaux. Il a préconisé ainsi un programme d'échange (séminaires, visites, réunions virtuelles, etc.) entre les journalistes des pays en développement afin de renforcer leurs capacités et leurs qualifications. Selon lui, « la Chine et l'Afrique sont sur le même bateau ».
Dans le même ordre d'idée, un journaliste tanzanien a suggéré la mise en place d'une « chaîne de télévision pour parler des pays en voie de développement, avec les mots et l'optique des pays en développement ». D'autres journalistes ont appelé les pays pauvres à profiter « de l'expérience et de la politique chinoises qui ont pu conjuguer à merveille communisme et modernité ».
Parallèlement à une coopération internationale, certains participants ont néanmoins insisté sur un rôle plus grand de la société civile. « La place et la voix de la société civile doivent être plus importantes dans tous les domaines, et notamment dans le domaine de l'information et de la presse », précise un journaliste du Liberia.
Cette séance a mis fin à un séminaire de deux semaines, dont le but était de faire découvrir aux médias une autre image de la Chine. Les organisateurs n'ont donc pas hésité à mettre le paquet. Dans le but de renforcer la coopération et la communication entre la Chine et les pays en voie de développement, une série de rencontres a eu lieu avec le vice-gouverneur de l'office de l'information, avec des responsables de l'agence Chine nouvelle « Xinhua », et des visites à Radio Chine Internationale (CRI) et à la station de télévision de la province de Guizhou. Dans le souci de présenter une image globale de la Chine d'aujourd'hui, les responsables du programme ont choisi de montrer deux aspects opposés de la réalité chinoise actuelle. D'une part, Beijing, avec son histoire millénaire, sa modernité impressionnante et sa réussite fulgurante, projetant la capitale chinoise parmi les villes les plus influentes du globe. D'autre part, la province de Guizhou, où l'on découvre d'un seul coup un pays pauvre économiquement, mais riche par sa diversité culturelle et ethnique. Ce contraste ne cache pas toutefois les efforts continus de l'État à améliorer sensiblement la vie des Chinois. Les travaux d'infrastructures vont de pair avec des politiques d'éducation, d'investissement et de développement durable, appréciées par la population locale. Des visites dans des villages ont été organisées pour visualiser sur le terrain l'évolution du pays.
Le séminaire aurait été incomplet sans les visites culturelles et touristiques. Les participants au séminaire ont ainsi découvert la riche histoire millénaire d'un pays fier de son passé et de son présent. De la Chine impériale à la Chine communiste, on visitera la cité interdite, la cité olympique, les villages de groupes ethniques et le site de la conférence de Zunyi. Près d'une centaine de journalistes venant de plus de 40 pays ont pu ainsi découvrir un peuple accueillant et chaleureux, et reviendront à leurs pays respectifs avec une centaine de nouvelles histoires sur la Chine. N'est-ce pas là le vrai succès de ce séminaire ?

