Au Mojo Club, Hamra*, un saxophoniste américain aux racines africaines.
OLJ /
le 31 décembre 2009 à 23h01
Saxophoniste, flûtiste, arrangeur, compositeur et enseignant, né à New York, en 1953, d'un père jamaïcain et d'une mère originaire de la Trinidad, Eugene Ludvic Rhynie, alias Talib Kibwe, ou encore T. K. Blue («Talib veut dire étudiant, Kibwe est un nom d'Afrique de l'Ouest qui signifie «béni des dieux»), s'est essayé à la trompette dès ses tendres années: «A cause de Louis Armstrong, dont ma mère possédait pas mal d'enregistrements », dit l'artiste. Un temps distrait par les charmes du basket-ball et de la poudreuse skiable, Talib Kibwe n'est revenu à la musique qu'à dix-huit ans, s'exerçant successivement à la flûte puis à la clarinette, avant d'opter en fin de compte pour le saxophone: «Soprano. Parce que je venais de découvrir My Favorite Things par John Coltrane. C'est Jimmy Heath, mon professeur à Jazzmobile, qui m'a conseillé de travailler aussi l'alto. Et poussé à écouter Charlie Parker», raconte-t-il. Jazzmobile, école de jazz quasiment gratuite, située à Harlem dans les années 60-70, a joué un rôle important en matière d'initiation pour Talib Kibwe, qui y a bénéficié des conseils de musiciens majeurs, tels Frank Foster, Thad Jones, Ernie Wilkins ou Billy Taylor. Un bachelor degree en musique et en psychologie en poche, il a décroché ensuite un masters degree en éducation de la musique de l'Université de Columbia. Il passe ensuite un long séjour à Paris où il rencontre Randy Weston, participe à de multiples expériences jazzy et enregistre en 1986 un premier album sous son nom : Egyptian Oasis (Madrigal). Aujourd'hui installé à Baltimore (Maryland), Talib Kibwe est de plus en plus sollicité. Avec le pianiste de l'Ohio James Weidman, Talib Kibwe a également monté le groupe Taja, dont le premier enregistrement, A Night At Birdland, n'est pas passé inaperçu. Il a lui-même gravé un second album sous son nom, Introducing Talib Kibwe.
* Jusqu'au 2 janvier 2010. For reservations : 70/796279 ou 03/443033, Waleed Akar www.mojo-beirut.com
Saxophoniste, flûtiste, arrangeur, compositeur et enseignant, né à New York, en 1953, d'un père jamaïcain et d'une mère originaire de la Trinidad, Eugene Ludvic Rhynie, alias Talib Kibwe, ou encore T. K. Blue («Talib veut dire étudiant, Kibwe est un nom d'Afrique de l'Ouest qui signifie «béni des dieux»), s'est essayé à la trompette dès ses tendres années: «A cause de Louis Armstrong, dont ma mère possédait pas mal d'enregistrements », dit l'artiste.Un temps distrait par les charmes du basket-ball et de la poudreuse skiable, Talib Kibwe n'est revenu à la musique qu'à dix-huit ans, s'exerçant successivement à la flûte puis à la clarinette, avant d'opter en fin de compte pour...
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