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Attentat à Athènes : la piste extrémiste privilégiée par la police

Un attentat à la bombe contre la plus importante compagnie d'assurance grecque à Athènes, qui n'a pas fait de victime mais provoqué d'importants dégâts, aurait été, selon la police, perpétré par des extrémistes de Lutte révolutionnaire (EA).

La bombe de "grande puissance" comprenant un mécanisme d'horlogerie de mise à feu a explosé tard dimanche soir et provoqué une importante déflagration qui a notamment détruit le rez-de-chaussée de l'immeuble appartenant au groupe de la Banque Nationale de Grèce (BNG), la plus importante du secteur en Grèce.

Des façades des banques et de sociétés avoisinantes ont également été endommagées, selon la police.

En absence d'une revendication dans l'immédiat, les services antiterroristes ont ouvert une enquête et après un premier examen de l'engin explosif, la police a fait part de ses soupçons envers le groupe extrémiste Lutte révolutionnaire (EA), actif depuis six ans dans le pays et figurant sur la liste des organisations terroristes de l'Union européenne.

Le groupe EA avait notamment revendiqué en 2007 le tir d'une roquette contre l'ambassade des Etats Unis à Athènes.

Plus d'une dizaine d'attentats à Athènes ont été commis par ce groupe, dont le dernier en date avait été perpétré en septembre dernier contre le bâtiment de la Bourse d'Athènes, dans le centre-ville, causant également d'importants dégâts mais pas de victime.

Ce groupe a multiplié les actions violentes depuis décembre 2008, après les affrontements entre manifestants et policiers suite à la mort d'un adolescent tué par un policier.

En janvier 2009, il a revendiqué des tirs contre des policiers de garde devant un ministère, où un policier a été grièvement blessé, ainsi qu'une tentative d'attentat à la bombe contre une agence de la banque américaine Citibank en mars avant un autre attentat deux mois plus tard contre la banque grecque Eurobank.

Si les hypothèses actuelles des milieux proches de l'enquête sont confirmées, il s'agirait de la première action du groupe EA depuis l'élection du nouveau gouvernement socialiste en octobre dernier.

Cependant l'attentat de dimanche n'est pas le premier commis depuis l'arrivée des socialistes au pouvoir. Fin octobre, un commissariat de police dans la banlieue nord d'Athènes avait été la cinble de tirs et six jeunes policiers avaient été blessés. L'attentat n'avait pas été revendiqué.

Ecartant la piste d'EA après la publication en novembre dernier dans un hebdomadaire grec d'un texte signé par ce groupe affirmant ne pas être l'auteur de l'attaque contre ce commissariat, la police soupçonne depuis "la secte des révolutionnaires", second groupe terroriste local important, apparu début 2009 et auteur des mitraillages d'un autre commissariat à Athènes et du siège d'une chaîne de télévision, qui n'ont pas fait de victime.

Un attentat à la bombe contre la plus importante compagnie d'assurance grecque à Athènes, qui n'a pas fait de victime mais provoqué d'importants dégâts, aurait été, selon la police, perpétré par des extrémistes de Lutte révolutionnaire (EA).
La bombe de "grande puissance" comprenant un mécanisme d'horlogerie de mise à feu a explosé tard dimanche soir et provoqué une importante déflagration qui a notamment détruit le rez-de-chaussée de l'immeuble appartenant au groupe de la Banque Nationale de Grèce (BNG), la plus importante du secteur en Grèce.
Des façades des banques et de sociétés avoisinantes ont également été endommagées, selon la police.
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