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L'UE ménage la Turquie malgré son refus d'obtempérer sur Chypre

L'Union européenne a déploré mardi le "refus" turc de se conformer à ses obligations vis-à-vis de Chypre, sans prendre pour autant de nouvelles sanctions après le gel d'une partie des négociations d'adhésion d'Ankara à l'UE déjà décidé en 2006.

La Turquie refuse de reconnaître Chypre et de lui appliquer une Union douanière conclue avec les Européens, et ce malgré l'entrée en 2004 de la partie chypriote grecque de l'île dans l'UE, un engagement prévu par le "protocole d'Ankara".

Cette raison avait poussé l'UE à geler en 2006 huit des 35 chapitres thématiques des négociations d'adhésion. Cette fois, les Européens se gardent de prendre de nouvelles sanctions, et devraient même ouvrir "avant la fin de l'année" un nouveau chapitre de négociations concernant l'environnement, a indiqué le commissaire européen à l'élargissement Olli Rehn.

L'objectif, selon des diplomates, est d'éviter de fâcher davantage un partenaire important des Européens. Le texte adopté mardi reconnaît d'ailleurs qu'Ankara joue un rôle-clé en matière d'approvisionnement énergétique, mais aussi "pour la sécurité du Moyen Orient et sud-Caucase".

Les pays de l'UE ne voulaient pas non plus risquer de faire dérailler les négociations en vue d'une réunification de l'île de Chypre divisée depuis 1974, relancées en 2008 sous l'auspice de l'Onu.

Le ministre chypriote des Affaires étrangères, Markos Kyprianou, s'est dit "déçu" de n'être pas parvenu à convaincre ses partenaires européens à "trouver une position commune sur des conséquences" du blocage turc.

Son pays avait réclamé la semaine dernière de l'UE qu'elle prenne des "mesures pratiques" supplémentaires à l'encontre d'Ankara.

Chypre a néanmoins prévenu qu'elle allait faire en sorte de freiner un peu plus les négociations en cours en vue de l'adhésion de la Turquie à l'UE.

Concrètement, il s'agira de "poser des conditions" sur six des chapitres (domaines) de négociations non encore ouverts entre Ankara et les Européens, a précisé M. Kyprianou. Chaque chapitre doit en effet être d'abord ouvert, puis refermé avec l'accord de tous les pays.

Ces conditions sont notamment liées à la non-reconnaissance de Chypre par la Turquie ou au non respect du protocole d'Ankara, a-t-il précisé.

L'Union européenne a déploré mardi le "refus" turc de se conformer à ses obligations vis-à-vis de Chypre, sans prendre pour autant de nouvelles sanctions après le gel d'une partie des négociations d'adhésion d'Ankara à l'UE déjà décidé en 2006.
La Turquie refuse de reconnaître Chypre et de lui appliquer une Union douanière conclue avec les Européens, et ce malgré l'entrée en 2004 de la partie chypriote grecque de l'île dans l'UE, un engagement prévu par le "protocole d'Ankara".
Cette raison avait poussé l'UE à geler en 2006 huit des 35 chapitres thématiques des négociations d'adhésion. Cette fois, les Européens se gardent de prendre de nouvelles sanctions, et...