L'Iran aura besoin au total de 20 usines d'enrichissement d'uranium de la taille de celle qu'il possède actuellement à Natanz (centre) pour répondre à ses besoins futurs en énergie nucléaire, a indiqué samedi le chef de l'Organisation de l'énergie atomique iranienne (OEA).
Dans une interview à la chaîne de télévision d'Etat en anglais Press-TV, le responsable de l'OEA Ali Salehi a également réaffirmé que Téhéran n'envisageait pas de se retirer du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP).
Il a expliqué que l'Iran avait "besoin de produire 20.000 mégawatts (d'électrité nucléaire), nécessitant 20 fois (plus d'uranium enrichi que ce que peut produire) Natanz".
La capacité finale de l'usine de Natanz devrait être de 30 tonnes d'uranium enrichi par an, suffisante pour alimenter une centrale nucléaire, a précisé M. Salehi.
L'usine de Natanz, qui ne possède encore qu'une fraction de sa future capacité, a déjà produit quelque 1.800 kilos d'uranium enrichi à 3,5%, selon les estimations de l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA).
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a annoncé cette semaine que l'Iran avait décidé de construire dix nouvelles usines d'enrichissement d'uranium, en réponse à une condamnation par l'AIEA de la politique de Téhéran qui pourrait ouvrir la voie à des sanctions de l'ONU.
Cette annonce a suscité un tollé dans les pays occidentaux et en Russie, qui craignent que l'Iran n'utilise sa capacité d'enrichissement d'uranium pour se doter de l'arme nucléaire en dépit des dénégations répétées de Téhéran.
La condamnation de l'Iran a suivi l'échec de discussions ouvertes en octobre sur un éventuel enrichissement de l'uranium iranien à l'étranger, après l'annonce que Téhéran avait mis secrètement en chantier un deuxième site d'enrichissement d'uranium.
M. Salehi a estimé que ni cette condamnation "politique" ni d'éventuelles sanctions ne feraient dévier l'Iran de ses objectifs.
"Il est temps que des personnes raisonnables se mettent autour de la table et essayent de trouver une issue à cette crise fabriquée de toutes pièces", a-t-il conclu.
Dans une interview à la chaîne de télévision d'Etat en anglais Press-TV, le responsable de l'OEA Ali Salehi a également réaffirmé que Téhéran n'envisageait pas de se retirer du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP).
Il a expliqué que l'Iran avait "besoin de produire 20.000 mégawatts (d'électrité nucléaire), nécessitant 20 fois (plus d'uranium enrichi que ce que peut produire)...

