Trois jours avant l'ouverture du sommet sur le climat de Copenhague, vingt experts du Conseil des droits de l'homme de l'ONU ont signé vendredi une déclaration commune avertissant qu'un "faible" résultat des négociations mettrait en danger les droits de l'homme.
"Un résultat faible des négociations à venir sur le climat menace d'enfreindre les droits de l'homme", mettent en garde les experts onusiens.
"Des mesures d'adaptation ou d'atténuation (du réchauffement, ndlr) inadaptées peuvent conduire à des violations des droits de l'homme comme lorsque, par exemple, des efforts de plantation d'arbres échouent à assurer la participation adéquate des communautés autochtones", avertissent-ils aussi.
Soulignant qu'il existe un consensus croissant quant à l'impact du réchauffement climatique sur l'environnement et la croissance économique, les experts soulignent que les "menaces sérieuses qu'il pose à la pleine jouissance des droits de l'homme doivent encore être convenablement comprises et traitées".
Ils relèvent ainsi que les populations les plus pauvres sont les plus vulnérables, tout comme les peuples indigènes, "car ils habitent souvent dans des écosystèmes fragiles et ont des modes de vie traditionnels fortement associés à la terre et aux ressources naturelles".
Aussi, les experts de l'ONU exhortent-ils les participants à la conférence de Copenhague à "renforcer leurs efforts pour parvenir à un nouvel accord qui (...) protège les individus affectés (par le réchauffement, nldr) de ses conséquences négatives et mène à la formulation de mesures d'adaptation et d'atténuation basées sur les normes et standards internationaux relatifs aux droits de l'homme".
L'objectif du prochain sommet sur le climat de Copenhague (7 au 18 déc) sous l'égide de l'ONU est de donner une suite au protocole de Kyoto, premier traité contraignant sur le climat, dont les engagements expirent fin 2012.
"Un résultat faible des négociations à venir sur le climat menace d'enfreindre les droits de l'homme", mettent en garde les experts onusiens.
"Des mesures d'adaptation ou d'atténuation (du réchauffement, ndlr) inadaptées peuvent conduire à des violations des droits de l'homme comme lorsque, par exemple, des efforts de plantation d'arbres échouent à assurer la participation adéquate des communautés autochtones", avertissent-ils aussi.
Soulignant qu'il existe un consensus...

